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Economie

Marché pharmaceutique
Avancée spectaculaire des génériques

Par L'Economiste | Edition N°:2758 Le 17/04/2008 | Partager

. 25% du secteur privé. Les antibiotiques en constituent plus de 50% des ventes. Un outil d’amélioration de l’accès aux soins LES génériques ont la cote. A fin 2007, ils ont représenté 25% du marché pharmaceutique marocain privé en volume (58,6 millions de boîtes) et en valeur (2,5 milliards de DH). Dans le marché public, ils représenteraient 70 à 90% en volume. Que de belles performances. De 2003 à 2007, les génériques ont réalisé une hausse de 65% en volume et 51% en valeur. Sur le marché national, plus de 50% des médicaments génériques vendus sont des antibiotiques.Ces chiffres (1) ont été présentés mardi dernier à Rabat lors de la 3e journée nationale de l’Association marocaine des pharmaciens du secteur public, organisée sous le thème: «Le médicament générique au Maroc: outil d’amélioration de l’accès aux soins et de maîtrise des dépenses de santé». «Cette rencontre a pour objectif d’informer l’opinion publique sur l’état des lieux du secteur du médicament générique au Maroc et de donner l’exemple des pays pionniers en la matière», a souligné le Dr. El Hachmi Bouzbib, président de l’association.«Cet engouement pour les génériques s’explique par le différentiel de prix qui est important», a indiqué pour sa part Abdel Majid Belaïche, cadre dans l’industrie pharmaceutique dans son exposé sur «Le médicament générique au Maroc: données chiffrées…». Pour ce spécialiste, le citoyen est bien informé et de ce fait demande à son médecin ou au pharmacien des médicaments génériques. De son côté, l’industrie pharmaceutique s’est de plus en plus mobilisée pour expliquer et sensibiliser les praticiens. «Le générique est en train de muter: d’outil d’accès aux soins pour les populations démunies, il devient plutôt un outil de maîtrise des dépenses de santé des systèmes d’assurance maladie», note Belaïche. L’intervenant a également mis l’accent sur la nécessité de faciliter l’accès aux médicaments, notamment pour les pathologies chroniques ou lourdes. Les génériques constituent ainsi une voie «inévitable» pour permettre l’accès aux soins pour les plus démunis et équilibrer les comptes des systèmes d’assurance maladie (AMO, RAMED, INAYA). «Le Maroc veut redynamiser le marché des médicaments génériques», a affirmé pour sa part le Pr. Abdelaziz Agoumi, directeur du médicament et de la pharmacie (ministère de la Santé). A signaler que l’essentiel des médicaments exportés par le Maroc sont des génériques. Ils sont hyper-concentrés dans certaines sous-classes de médicaments où ils continuent de se développer. Les génériques ont deux profils: de marque et sous DCI (dénomination commune internationale) avec identifiant de laboratoire. Ces derniers ne représentent que 12,7% de l’ensemble des génériques. Globalement, les Marocains auraient consommé 228 millions de boîtes de médicaments en 2007 en général (génériques et princeps). Le chiffre d’affaires global du secteur pharmaceutique privé en 2007 était de l’ordre de 6,13 milliards de DH, ce qui correspond à une dépense pour l’achat de ces médicaments de l’ordre de 9,7 milliards de DH.Pourquoi les génériques sont-ils si économiques? Ceci est dû à l’exigence du ministère de la Santé. En effet pour avoir l’AMM (Autorisation de mise sur le marché), le 1er générique doit avoir un prix d’au moins 30% inférieur à celui du princeps et de -5% pour les génériques suivants par rapport au prix du dernier générique lancé avant eux. Il en résulte une cascade de baisses des prix. Dans cet environnement concurrentiel, les baisses vont bien au-delà de celles exigées par le ministère de la Santé, obligeant parfois certains princeps à baisser à leur tour leurs prix. Cette dynamique concurrentielle profite aussi bien aux patients qu’aux systèmes d’assurance maladie.Les prix bas des génériques s’expliquent principalement par le fait que contrairement aux spécialités princeps, celles des génériques n’ont pas de lourds frais de recherche à amortir. Les baisses que connaissent les coûts des matières premières et la multiplication de leurs sources contribuent aussi à la baisse des prix. Enfin, le prix devient un atout fondamental pour les génériques, leur permettant ainsi de s’installer dans leurs marchés face à une concurrence déjà bien présente. Côté qualité, celle-ci dépend du Laboratoire national de contrôle des médicaments (LNCM) dépendant du ministère de la Santé. Les procédures de contrôle de la qualité des médicaments en général et des génériques en particulier sont devenues de plus en plus rigoureuses.


Zone Europe

LES médicaments marocains en général et les génériques en particulier sont issus d’une industrie pharmaceutique classée par l’OMS dans la zone Europe. Au niveau mondial, les médicaments génériques sont un élément fondamental dans la maîtrise des dépenses dans la santé, fait savoir le Pr. Yahia Cherrah, directeur du Laboratoire national de contrôle des médicaments. Six pays sont en têtes de liste de la vente des génériques, à savoir les USA, l’Allemagne, le Royaume Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Fatim-Zahra Tohry-------------------------------------------------------------------------(1)D’après des études réalisées par Abdel Majid Belaïche et IMS Health

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