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Economie

Marché pétrolier
Pas d’accalmie en 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2177 Le 22/12/2005 | Partager

. Fini le pétrole bon marché. Forte demande au premier trimestre. Hiver rigoureux et tensions géostratégiquesLe pétrole bon marché n’est plus qu’un lointain souvenir. Il faudra s’y faire. La volatilité des cours à des seuils imprévisibles est partie pour durer. Ce qui rend aléatoire toute prévision. Aussi, de grosses incertitudes planent-elles sur le marché pétrolier. Toutefois, en 2006, le cours du baril devrait rester élevé, autour de 60 dollars, après une année riche en rebondissements. Et pour cause, la consommation américaine et chinoise ne risque pas de fléchir de façon notable dans les prochains mois. Ce qui ne peut qu’entretenir les tensions entre l’offre et la demande. D’ailleurs, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) table sur une croissance de la demande mondiale de 1,9% (soit près de 85 millions de barils par jour) du fait de la bonne tenue de la croissance mondiale. Cependant, l’Organisation vient de décider le maintien d’un plafond global de production du cartel à 28 millions de barils par jour. Elle prévoit ensuite de réduire les pompages au cours du deuxième trimestre 2006, après le pic de la demande hivernale. Mais rien n’est encore arrêté à ce jour. Il faudra attendre la tenue d’une réunion en mars prochain pour être fixé. A préciser que l’Opep fournit un tiers du pétrole consommé dans le monde.Ces pronostics sont confortés par les prévisions des analystes internationaux. D’une part, l’hiver sera particulièrement vigoureux. Pourtant, l’annonce de l’augmentation des stocks pétroliers par les Etats-Unis ne suffit pas à enrayer la hausse des cours. D’autre part, les tensions géostratégiques ne devraient pas s’atténuer à court terme: instabilité en Irak, menace nucléaire de l’Iran, tensions entre les USA et le Venezuela...Enfin, les comportements spéculatifs ont entretenu la flambée des cours en 2005. Pas de raison pour que cela change dans les trois prochains mois. Pour rappel, les marchés financiers ont anticipé une rupture d’approvisionnement après le passage de Katrina dans le sud des Etats-Unis fin août. Or le recours aux réserves stratégiques a permis d’éviter le pire. Ce qui n’a pas pour autant empêché le baril d’atteindre, durant le même mois, le pic de 70 dollars. Il a fallu attendre plusieurs semaines avant qu’il ne se stabilise à 60 dollars. En définitive, le cours n’a cessé de grimper au cours des deux dernières années avec une moyenne de 29 dollars en 2003 et 38,5 dollars en 2004.Parallèlement, l’offre pétrolière a progressé de façon continue depuis 2002, contrairement à celle des produits raffinés. Celle-ci est restée relativement limitée, du fait de la faiblesse des stocks et de l’inélasticité des capacités de production.


Le retour de manivelle

Plusieurs analystes imputent les tensions actuelles à la conjoncture des années 90. Le prix moyen du baril gravitait autour de 19 dollars. En 1998, il tombe même à 10 dollars! L’Opep réagit en 2000 en mettant en place une fourchette pour porter le prix moyen à 25 dollars. Le gouvernement Youssoufi choisira cette année pour supprimer le système d’indexation et tirer profit de la manne. Mais, la demande s’emballe en 2003, mettant à nu les déséquilibres du marché mondial liés à l’insuffisance des investissements. Ce sera le retour de manivelle! Depuis, les finances publiques sont mises à rude épreuve. Désormais, seul un prix du pétrole suffisamment rémunérateur pourrait attirer les capitaux nécessaires pour augmenter les capacités. La sécurité de l’approvisionnement en dépend à moyen terme.M. K.

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