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Courrier des Lecteurs

Marché des taux: La détente devrait se poursuivre

Par L'Economiste | Edition N°:734 Le 28/03/2000 | Partager

. L'effet de la deuxième licence GSM dont l'excédent n'a toujours pas été consommé ainsi que la prochaine privatisation de Maroc Telecom pourraient engendrer des surliquidités


Comme prévu, le déficit structurel entre l'offre et la demande sur le marché des taux s'est légèrement apaisé ces dernières semaines. A l'heure où nous mettions sous presse, nous apprenons que le Trésor va lever encore une fois des fonds lors de la séance d'adjudication hebdomadaire du mardi. Dès début mars, le Trésor est revenu sur le marché pour des besoins réguliers de trésorerie après une absence du marché de six semaines. Depuis le début de l'année, le marché est passé par trois étapes. La première, qui s'est étalée du début de l'année à mi-janvier, était caractérisée par des levées fréquentes du Trésor en raison des remboursements de fin d'année de la dette extérieure. La seconde, qui a duré six semaines à partir de la mi-janvier, a vu une absence de l'institution suite à des rentrées fiscales et aux levées précédentes en bons du Trésor sur le marché. Et à partir de début mars, troisième étape, le Trésor a levé des montants dont l'importance variait selon les séances. Cette attitude du Trésor s'est immédiatement répercuté sur les taux sur le marché primaire et secondaire à la fois. Résultat: une grande volatilité des taux. "Cette volatilité des taux s'est traduite par une méfiance des opérateurs, surtout vis-à-vis des maturités moyennes et longues qui se trouvent être les plus sensibles", explique un analyste obligataire.

Inversement de tendance?


Actuellement, la tendance est à la stagnation. Les professionnels estiment que la situation actuelle devrait reste favorable à une détente des taux en 2000. Cette détente devrait toutefois être de moindre ampleur que celle de l'année précédente. Pour eux, l'effet de la deuxième licence est toujours là. "L'excédent du lot de la deuxième licence GSM, affecté à des projets qui n'ont pas encore démarré, profite toujours à la trésorerie de l'Etat", estime le même analyste. Pour leur part, les analystes d'Attijari Intermédiation estiment que la détente des taux devrait être favorisée par des besoins de financement modérés du Trésor (recettes fiscales) et la modération des tensions de fin d'année suite à la prévision d'encaissement des recettes de la privatisation de Maroc Telecom (plus de 15 milliards de DH).
Sur le marché monétaire, les analystes de la filiale bourse de la BCM, envisagent une poursuite de la détente des taux sous l'effet d'injection de devises, une faible reprise de l'investissement et une baisse envisageable des taux directeurs pour encourager les crédits à l'économie. Toutefois, les analystes relèvent certains risques susceptibles d'inverser cette tendance à la baisse: détérioration des réserves de changes, retard dans l'opération de privatisation de Maroc Telecom, relance de l'investissement public,...
Par ailleurs, l'adoption d'un plan d'urgence antisécheresse d'un montant de 6 milliards de DH, ne devrait pas influer cette même tendance. Selon M. Mouhcine Cherkaoui, responsable de la salle des marchés de la BCP, le financement de ce montant ne posera pas de problème, compte tenu des recettes exceptionnelles liées à la privatisation de Maroc Telecom.

Yousra MAHFOUD

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