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Marché des changes
Il n’y a pas de mauvais risques, mais des risques mal évalués

Par L'Economiste | Edition N°:1770 Le 18/05/2004 | Partager

. La banque doit calculer son engagement à sa juste valeur. Priorité: Adopter un système de scoring des entreprisesL'évaluation du coût du crédit figure aujourd’hui au coeur de la relation banque/entreprise. Les accords du comité de Bâle II qui entrent en vigueur fin 2006, y attachent une importance toute particulière. Les banques marocaines sont, elles aussi, concernées puisqu’elles se préparent à adopter les règles minimales standards dès janvier 2007. La notation des entreprises constitue l’un des chantiers urgents sur lesquels planche actuellement la profession. Son aboutissement sera déterminant pour le rating des banques par les agences internationales et leur coût de refinancement sur le marché international.L’enjeu est donc de taille. Et tout le problème consiste à calculer à sa juste valeur l’engagement de la banque. “En prêtant à son client, celle-ci prend le risque de ne pas être remboursée. Pour gérer ce risque, il lui faut mesurer la solidité financière de la contrepartie par le biais d’une note ou score”, explique Jean-François Casanova, directeur général du cabinet français Stratégic Risk Management. Le score de l’entreprise est déterminé par la probabilité de sa défaillance et par les caractéristiques spécifiques de la facilité qui lui est accordée. Il est donc nécessaire d’établir une juste tarification du prix du risque sur chaque opération de crédit, en se conformant au principe: “Il n’y a pas de mauvais risques, mais seulement des risques mal évalués”. Le prix payé par l’entreprise (ou spread de crédit), pour une maturité donnée, correspond à l’écart de taux entre celui du papier d’Etat, pour une même maturité, et le niveau de taux d’intérêt qu’elle aura elle-même à payer. Ce prix doit être suffisant pour couvrir le risque de défaillance du débiteur. A préciser que le risque de défaillance est défini par sa probabilité de défaillance et la perte engendrée. A partir des statistiques de marché, il est possible de déterminer la note à attribuer à chaque entreprise et à chaque transaction avant de les consolider au sein d’un portefeuille. C’est cette consolidation qui va permettre de mesurer et de gérer le risque de l’institution, son besoin en provisionnement et le niveau de capital nécessaire pour couvrir ses risques.


La gestion active de risque, un moteur de croissance

Pour illustrer son propos, Jean-François Casanova a présenté le cas des travaux qu’il a réalisés pour une entreprise cliente. Cette entreprise réalise un chiffre d’affaires de 1 milliard d’euros. Elle est exposée aux fluctuations du prix de matières premières à hauteur de 40% de ses coûts. Cette entreprise s’est lancée depuis quinze ans dans un schéma de croissance totalement axé sur l’analyse des risques. Son mode de fonctionnement s’appuie sur la croissance externe, l’identification des risques associés à ses acquisitions, la réduction des risques par restructuration des processus de gestion, la sélection et l’externalisation des risques non souhaités. “ Grâce à une analyse fine des risques et à une politique d’externalisation des risques (couverture des expositions non souhaitées, titrisation d’actifs et réassurance), cette entreprise a diminué de façon substantielle la volatilité de ses cash-flows opérationnels ”. Ce qui lui a permis de réduire son risque de défaillance et d’optimiser sa structure financière et d’améliorer son retour sur capital.Grâce à cette politique de gestion, l’entreprise a racheté 50% de son capital en trois ans, sans détériorer son rating externe ni affaiblir son cours de bourse.M. K.

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