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Economie

Marché des changes: Les opérations interbancaires "marginalisées"

Par L'Economiste | Edition N°:379 Le 16/11/1998 | Partager

De par les chiffres, le marché des changes aurait visiblement évolué ces dernières années. Ces chiffres sont cependant sous-estimés, les banques ne déclarant pas les opérations à terme au-dessous du seuil de 5 millions de DH. Les opérations en interbancaire restent faibles.

Deux ans après la libéralisation du marché des changes, les avis sont toujours partagés quant à son évolution. Pour les banquiers, l'évolution est très minime, le marché étant encore limité par des "contraintes de taille" (Cf L'Economiste du 3 novembre 1998). Ce n'est pas l'avis des autorités monétaires qui voient dans ces règles le seul moyen de préserver le marché des tourments internationaux et développer le marché interbancaire local.
Concrètement, les achats et ventes en devises des établissements bancaires ont totalisé en moyenne cette année 17 milliards de DH par mois. Les achats et ventes interbancaires, eux, ont atteint en octobre 2,4 milliards de DH. Depuis janvier, ce montant fluctue autour d'une moyenne mensuelle de 2,02 milliards contre 2,05 à la même période de l'année précédente. Il ne représente que 12% des achats et ventes en devises globales, l'essentiel des opérations de change étant effectuées avec les clients. "Ceci témoigne de la réticence des banques à travailler entre elles et d'opter pour les correspondants ou encore leurs filiales établies à l'étranger", indique-t-on auprès des autorités monétaires.
Les achats et ventes effectués par BAM restent, eux, faibles malgré une légère reprise des ventes. Cette faiblesse s'explique essentiellement, selon les autorités monétaires, par la libéralisation des opérations spot avec l'étranger. Par contre, la légère reprise enregistrée actuellement semble être due à un "soupçon sur un possible retrait des investisseurs étrangers de la place".
A noter également la reprise des opérations prêt/emprunt. Elles ont atteint entre janvier et octobre 3,1 milliards. Reste que ces opérations sont sous-estimées étant donné que les établissements bancaires ne déclarent pas les opérations au-dessous du seuil de 5 millions de DH. Les dépôts en devises des banques auprès de BAM ont, eux, totalisé jusqu'à septembre 6,68 milliards. Les banques viennent généralement déposer en fin de journée des devises à BAM pourtant demandées par l'interbancaire.
S'agissant des achats et ventes à terme en devises, ils demeurent globalement faibles. Les achats ont repris certes, puisqu'ils ont totalisé entre janvier et octobre 8,29 milliards contre seulement 352 millions en 1997. Par contre, les ventes, eux, ont chuté de 3,6 milliards entre janvier et octobre 1997 à 351 millions. "Les exportateurs continuent à ne pas se couvrir à terme malgré l'inexistence des contraintes réglementaires à ce niveau", expliquent les autorités monétaires.

Yousra MAHFOUD & Khadija MASMOUDI

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