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Marché de l’emploi: Les fonctions techniques sont saturées

Par L'Economiste | Edition N°:2005 Le 22/04/2005 | Partager

Les profils recherchés, la formation… dans cet entretien Mohamed El Otmani fait le point sur l’offre du travail. Les postes en vogue sont nombreux. Ils sont étroitement liés aux changements et mutations que connaît l’entreprise. . Les bac+5 raflent la mise aux bac +4. Les commerciaux ont toujours la cote- L’Economiste: Comment se comporte le marché de l’emploi vis-à-vis des jeunes diplômés? - Mohamed El Otmani: Nous remarquons que l’offre des écoles devient de plus en plus importante. Comme les diplômés arrivent tous en même temps (juin-juillet), on constate un tassement. Certaines promotions d’écoles de commerce publiques n’arrivent pas à insérer la totalité de leurs lauréats. Ce qui est un phénomène nouveau, surtout avec le développement des masters et des DESS. Dans tous les cas, les bac+5 commencent à faire de l’ombre aux bac+4. Surtout qu’ils se situent au même niveau de salaire. Pour le salaire d’un bac+4 nous avons la possibilité de recruter un bac+5. - Quels sont les profils pour lesquels il existe une forte demande?- Face à la montée de la concurrence, l’entreprise est en train de mettre en place des projets de développement. Lorsqu’on regarde ces projets, on se rend compte de l’existence d’un tronc commun: la mise en place d’actions de progrès et de développement. L’entreprise cherche à optimiser les coûts et à maîtriser les charges. Ainsi pour optimiser ses coûts, l’entreprise va rechercher les niches où des gains peuvent être réalisés. De manière générale, on se rend compte que les réseaux de distribution ont été très mal gérés ainsi que le système de gestion des stocks. Idem pour le suivi des flux physiques. De là découle une forte demande pour tout ce qui a un lien avec la logistique. D’ailleurs, un certain nombre de DESS en logistique sont en train de se développer. Les profils recherchés sont liés au contrôle de gestion et à l’audit pour le suivi des procédures mises en place. Ce qui permet de gagner en efficacité et à engager l’ensemble des acteurs sur des objectifs de développement.- D’autres postes sont-ils en train d’émerger au sein de l’entreprise?- Jusqu’à présent, l’aspect image n’avait pas été suffisamment valorisé, mais une évolution se dessine. Aujourd’hui, les entreprises prennent conscience de l’importance de ce volet et la plupart d’entre elles sont en train de se doter de cellules de communication, avec une forte présence féminine. Il existe donc une demande pressante sur les postes de responsables en communication. Le développement commercial et la modernisation du système d’information et des structures figurent aussi dans les plans de développement des entreprises. Quant au commercial, il reste une tendance lourde. Un bon commercial est en mesure de ramener son salaire et d’apporter de la marge à son entreprise. Cette tendance n’a pas bougé depuis des années et l’on ne s’attend pas à des bouleversements. Le problème est que les commerciaux sont difficiles à fidéliser. Notons que les bac+4 n’hésitent plus à prendre en charge les fonctions de vente et ce, contrairement à ce qui était pratiqué. - Existe-t-il des profils pour lesquels la demande s’essouffle?- Ceux qui connaissent une saturation sont les postes liés à la technique et à la production. C’est le cas des responsables de maintenance, de travaux neufs ou encore, des responsables de production etc. L’économie étant axée de plus en plus sur les services, les postes directement liés à l’industrie connaissent une stagnation. En revanche, certains postes reviennent en force. C’est le cas des adjoints de directeurs généraux ou de secrétaires généraux. Certains DG se rendent compte qu’ils passent de plus en plus de temps dans les activités opérationnelles alors que leur mission fondamentale est la mise en place de la stratégie globale ainsi que l’investissement.Propos recueillis par Khadija MASMOUDI

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