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    Economie

    Manutention: Le petit marché des chariots élévateurs

    Par L'Economiste | Edition N°:485 Le 14/04/1999 | Partager

    · L'ODEP achète près de la moitié des chariots vendus chaque année

    · Les statistiques de l'APIM annoncent 107 chariots vendus en 1997 et 302 en 1998

    · Valeur des importations: 108 millions de DH en 1998


    "Plus le Smig sera élevé, plus les chariots élévateurs seront achetés". Les opérateurs dans la manutention s'accordent à dire que les beaux jours de leur activité dépendent de la mécanisation des tâches. "L'essor de l'activité ne s'accomplira que lorsque les entreprises réaliseront que l'achat d'un chariot élévateur est plus économique qu'une dizaine d'employés", a lancé M. Eric LeFort, secrétaire-adjoint de l'APIM (Association Professionnelle des Importateurs de Matériel) et directeur général de SRM.
    M. LeFort a annoncé que, depuis 1989, le nombre des chariots élévateurs vendus n'a pas dépassé 400 machines par an. "La petitesse du marché national est très voyante par rapport aux autres pays. En Allemagne, le nombre des chariots élévateurs achetés par an atteint 30.000. Aux Etats-Unis, on en achète 120.000 et en France 18.000", a-t-il indiqué.

    Une quinzaine d'opérateurs


    Le marché national compte une quinzaine d'opérateurs, tous des revendeurs. "Les machines sont à 100% importées. Une panoplie de marques internationales sont présentes sur le marché", a affirmé M. Mohammed Faouzi, président de l'APIM et directeur général de Tractafric. Et ce sont les petits tonnages qui sont les plus demandés, essentiellement ceux entre 1 et 3 tonnes.
    Les chariots élévateurs sont de deux types: les chariots diesel utilisés surtout dans les activités industrielles et les chariots électriques destinés au chargement et au déchargement des produits alimentaires. Les branches industrielles qui font le plus appel à la manutention sont les industries automobile, pharmaceutique, textile et agro-alimentaire. Mais le plus grand acheteur reste le Port de Casablanca. "L'ODEP se procure une centaine de chariots par an, soit à peu près la moitié des chariots vendus", souligne M. Faouzi. Dans cet Office, l'achat se fait à travers un appel d'offres.
    Les statistiques disponibles à l'APIM pour les deux dernières années annoncent à peine 152 chariots vendus en 1997. En 1998, le nombre des ventes a atteint 302 avec une part de 248 pour les chariots thermiques et 54 pour les électriques. "Le marché reste petit, puisque c'est essentiellement les grands comptes qui achètent", a annoncé un membre de l'Association.

    Forte présence du leasing


    En 1998, les plus grosses ventes ont été détenues par les chariots thermiques de 2 et 2,5 tonnes, soit 107 unités vendues. Pour les chariots électriques, ce sont les moins de 1,8 tonne qui viennent en tête des ventes avec 33 véhicules vendus.
    La valeur des importations des chariots a enregistré une évolution notoire l'année précédente. Selon l'Office des Changes, cette valeur a été de 96.216.444 DH en 1997. En 1998, les chiffres provisoires de l'Office indiquent que la valeur des importations a franchi la barre des 108.071.000 DH. La plus grosse part de cette valeur a été détenue par les chariots dont le levage est de 1 m et plus avec 73.908.132 DH. Par ailleurs, les principaux pays importateurs de chariots sont l'Allemagne, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et le Japon.
    Le paiement des chariots se fait généralement par leasing. Pour encourager les achats, les revendeurs proposent aussi des services intégrés. Quant aux prix de vente, ils varient selon le tonnage du chariot, les pièces additionnelles qu'il comporte et selon sa marque. A titre d'exemple, les prix des chariots standard (2 tonnes) varie entre 180.000 DH et 250.000 DH.
    Les perspectives du marché s'inscrivent sous le signe de l'optimisme. Les opérateurs tablent sur la location des chariots. "C'est une expérience qui démarre timidement au Maroc. Les entreprises vont opter pour les contrats de location à longue durée comme dans les sociétés étrangères. L'opérateur de manutention se chargera de tous les services intégrés à cette location y compris la réparation des pannes", assure M. Azzedine Beniouri, membre de l'APIM et président-délégué de Forges de Bazas.

    Nadia LAMLILI


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