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Economie

Manuels scolaires: L’image de la femme massacrée

Par L'Economiste | Edition N°:2171 Le 14/12/2005 | Partager

. Elle est toujours ménagère, voilée et sous-représentée. Un rapport du MEN confirmeQui ne se souvient pas de cette mère de famille choquée par le contenu des manuels scolaires de ces enfants? Latifa El Amrani, mère de famille, avait envoyé le 22 octobre 2004 une lettre à Habib El Malki, ministre de l’Education nationale (MEN). Elle dénonçait entre autres le manuel officiel d’éducation islamique de première année de l’enseignement fondamental. Aujourd’hui, le MEN publie un rapport sur «la lecture des manuels scolaires». La présentation de la version finale aura lieu en janvier et des recommandations y seront présentées, rapporte l’AFP. Le ministère contacté à plusieurs reprises par L’Economiste ne répondait toujours pas à l’heure où nous mettions sous presse.Pour Latifa El Amrani, «cette étude est une très bonne démarche». Le rapport conclut que «l’image de la fillette ou de la femme marocaine dans les manuels scolaires est dévalorisante». «La petite fille est très peu présente dans les manuels scolaires, ou bien, quand on la voit, elle porte un hijab et aide sa mère aux travaux ménagers», déplore Saïda Idrissi, membre de la Commission centrale des droits humains et de la citoyenneté (CCDHC), relevant du MEN. «Il faudrait notamment féminiser les manuels et y intégrer des explications du nouveau code de la famille», juge Idrissi. «Cela prendra au moins deux ou trois ans», assure-t-elle, ajoutant que «c’est un bon début».En janvier 2005, l’organisation américaine, la Ligue de l’éducation aux droits de l’homme (Human Rights Education Associates), a entamé une lecture des manuels scolaires marocains. Objectif: analyser la place accordée aux droits de l’homme et à l’égalité entre les sexes. Cinquante manuels scolaires, d’arabe, de français, d’éducation islamique et d’histoire-géographie ont été passés au crible par une dizaine d’inspecteurs, enseignants, parents d’élèves ou membres d’associations féminines. Le CCDHC a participé à cette étude, dont une première synthèse a été présentée par El Malki. «Notre responsabilité, au ministère, est de faire de l’élève un citoyen, qui respecte entre autres valeurs, l’égalité entre les sexes», explique Idrissi. Et d’ajouter qu’il y a «tout un travail à faire sur les manuels scolaires». «La représentation de la fille est particulièrement dure dans les manuels d’éducation islamique», assure Idrissi. «Mais il y a une inégalité au niveau de la place accordée aux femmes dans l’ensemble des livres scolaires», ajoute-t-elle. Ainsi, la femme est presque 7 fois moins représentée que l’homme. «On a l’impression de vivre dans une société d’hommes!» déplore cette responsable. «Quand elle est représentée, c’est à coup de stéréotypes dévalorisants et de jugements négatifs», poursuit-elle. Ainsi, une fois sur quatre, la femme est représentée dans des activités ménagères. «Soit la femme est chez elle, soit elle a une profession subalterne», note Idrissi, soulignant qu’au Maroc, «la réalité est différente puisqu’il y a des femmes médecins, ministres etc». F. Z. T. (avec AFP)

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