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Manuel scolaire: El Malki confronté au voile

Par L'Economiste | Edition N°:1885 Le 28/10/2004 | Partager

. Des parents d’élèves mettent en garde contre des illustrations figurant dans des manuels. Une pétition circule sur le Net Décidément, l’affaire des manuels scolaires est devenue un vrai casse-tête pour l’Education nationale: leurs erreurs, leurs manquements et cette fois-ci leur difficile maîtrise. La question de cette mère à Habib El Malki, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, mardi 26 octobre lors d’un débat à l’ISCAE, revêt une importance particulière. «Comment se fait-il que dans un manuel (il en existe plusieurs) d’éducation islamique de la 1re année du primaire, on ne trouve que des filles voilées et dans des situations de la vie courante?» demande la femme, qui se préoccupe de l’influence que cela peut avoir sur sa petite fille. Elle enchaîne en précisant que dans un autre manuel d’éducation islamique, cette fois-ci de la 2e année du primaire, une illustration montre la fille aidant sa maman dans la cuisine à côté de son frère qui lui aide son père dans le rangement de sa bibliothèque. La femme soucieuse de ce que sa fille apprend à l’école, en déduit une discrimination à l’encontre des femmes. Elle enfonce le clou en se demandant s’il ne s’agit pas d’une «orientation générale de l’éducation». Depuis le début de la semaine, une pétition cicrule sur le Net à ce sujet.Pour le ministre, ce genre de débat est à relativiser car «le voile n’est pas une problématique au Maroc. Ce sont les valeurs et principes enseignés qu’il faut préserver contre tout dérapage». El Malki précise qu’il y a «des manuels qui sont utilisés de manière illégale par certains enseignants». Ces livres scolaires échappent, selon le ministre, à la vigilance de la Commission nationale de 60 enseignants qui s’occupe du contenu. Par ailleurs, «les manuels contrôlés par le ministère portent la mention (autorisé par le ministère) sur la couverture». Les enseignants qui ont recours à d’autres manuels, ajoute le ministre, sont sanctionnés. Toutefois, la capacité du ministère à contrôler ce qui se passe à l’intérieur des classes est très limitée. Comme d’ailleurs le contenu et la construction linguistique des manuels. Les erreurs qui ont été relevées par L’Economiste (www.leconomiste.com) et plusieurs enseignants ont montré qu’il y a encore du travail à faire sur ce point. El Malki a appelé les parents à aider le ministère en restant vigilants quant aux programmes enseignés. Au-delà de l’histoire houleuse des manuels, le ministre a décortiqué la réforme de l’éducation. Une idée-phare ressort de son énoncé: la réforme de 1999 aura mis fin au débat doctrinal sur les priorités, dont la langue d’enseignement. Dans les années 1960 et la fin des années 1980, ce débat battait son plein et occultait, selon le ministre, les vraies exigences de l’éducation. La nouvelle réforme qui prend fin en 2010, fait de l’arabe une langue prioritaire et introduit les langues étrangères dès les premières années du primaire. Pour El Malki, depuis l’entrée en vigueur de la réforme, le ministère s’occupe des questions stratégiques. La gestion notamment financière est laissée aux académies.


Des métiers à la Faculté

Le ministre a annoncé le lancement à partir de 2005, d’une licence professionnelle dans les Facultés du Royaume. El Malki veut ainsi en faire des lieux d’apprentissage des métiers pour mieux répondre aux besoins du marché du travail. Il veut changer l’image de l’université pourvoyeuse de diplômés chômeurs. Le ministre n’a pas donné de chiffre, faute, dit-il, de statistiques dans ce domaine. Mais il n’a pas manqué de rappeler les réalisations effectuées, dont le lancement en 2003 de la réforme pédagogique LMD (licence-master-doctorat) et le taux de réussite qui a été porté à 30%. Mostafa BENTAK

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