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Société

Maladies chroniques: Une journée pour sensibiliser

Par L'Economiste | Edition N°:2760 Le 21/04/2008 | Partager

. TVA et autres taxes, une entrave à l’accès aux soins. Les recommandations du Printemps du patientUN geste pour alléger un tant soit peu les souffrances des malades chroniques. C’est le but recherché par quelques associations qui ont organisé, jeudi dernier, au Palace d’Anfa à Casablanca, leur 1er festival sous le thème «Le Printemps du patient» (www.leconomiste.com). Au programme de cette journée de sensibilisation: conférences, films, pièce théâtrale, animation musicale… Objectif: attirer l’attention du public sur les maladies chroniques en tant que problème de santé publique. Cet événement, qui a tenu à impliquer tous les partenaires du système de santé, a réussi à dégager des recommandations pour améliorer la situation de cette catégorie de malades. Première recommandation: une prise en charge totale des maladies chroniques. Les bénéficiaires du régime de l’assurance maladie obligatoire ne sont pris en charge que partiellement (voir encadré). Face à ce constat, rares sont les patients qui peuvent faire face à un traitement aussi onéreux. «La situation des malades non assurés n’est pas meilleure. Ils attendent en vain la mise en place du régime d’assistance médicale aux économiquement démunis (Ramed)», indique Driss Jamil, président de l’association SOS Hépatites, co-organisateur du Printemps du patient et professeur à la faculté de médecine de Casablanca. Les organisateurs appellent à un engagement ferme de l’Etat dans le dossier de l’assurance maladie afin d’apaiser les souffrances des patients. Abolir la taxation des médicaments est la seconde recommandation du festival. Les organisateurs ont tenu à rappeler que la cherté des médicaments est le fait de la TVA et autres taxes appliquées aux médicaments destinés à la prise en charge des maladies chroniques. Dans plusieurs pays, ces traitements sont exonérés de la TVA. Le Maroc est appelé à suivre leur exemple. Les associations qui organisent l’événement espèrent aussi mettre en place un partenariat entre secteurs public et privé et le tissu associatif. Le but est de créer des synergies capables de remédier aux dysfonctionnements détectés dans le système de santé. Dernière recommandation: la mise en place d’un plan d’actions préventives. «Campagne d’information et de sensibilisation, études épidémiologiques, renforcement de la veille sanitaire, lutte contre les principaux facteurs de risque… sont des mesures nécessaires à préserver le capital santé du citoyen», ajoute Jamil.Pour rappel, le Printemps du patient est une initiative de l’association SOS Hépatites en collaboration avec les associations Reins et l’AMP (Association marocaine de lutte contre la polyarthrite rhumatoïde).


Prise en charge partielle

UNE nette amélioration a été constatée depuis que le régime de l’assurance maladie (AMO) a élargi l’éventail des affections de longue durée couvertes de 31 à 41 maladies. Ces médicaments sont remboursés à 100% par la Cnops et à 70% seulement par la CNSS. Le malade doit débourser les 30% qui restent, ce qui constitue une barrière à l’accès aux soins. La promesse de la CNSS, en mars 2007, de s’aligner sur les meilleures pratiques des caisses de remboursement en matière de maladies coûteuses et de longue durée est restée lettre morte.Saad Souleymane BOUHMADI

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