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Maladie du charbon: Les mesures de l'OMS

Par L'Economiste | Edition N°:1140 Le 09/11/2001 | Partager

. La prévention repose sur des mesures d'hygiène rigoureuses dans l'élevage et l'industrie. Dans les régions d'endémie, ou si l'on craint une extension de la flambée, il est impératif de vacciner le troupeauAvec les nouveaux cas de maladie du charbon, la situation aux Etats-Unis devient inquiétante. Pour mieux sensibiliser sur cette maladie, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un rapport intitulé «Guidelines for the surveillance and control of anthrax in humans and animals». Il en ressort que le germe responsable du charbon est une bactérie nommée «Bacillus anthrax». Ces spores peuvent résister plusieurs années, même plusieurs décennies dans la nature, en attendant d'être ingérées par l'hôte suivant. Cette maladie frappe aussi bien les animaux que les hommes. Les pays les plus touchés par ce fléau sont ceux d'Afrique subsahélienne, l'Asie, l'Europe du sud, les Amériques et certaines régions d'Australie.Le rapport souligne qu'il existe trois formes de charbon chez l'homme. La première est la cutanée contractée par inoculation d'une spore au niveau d'une coupure ou d'une excoriation. La deuxième est la forme intestinale due à l'ingestion d'aliments contaminés principalement de viande charbonneuse. La dernière est la forme pulmonaire causée par inhalation de spores présentes dans l'air. Cette forme ne se transmet pas d'une personne à une autre.A noter que la forme cutanée représente au moins 95% des cas enregistrés chez l'homme dans le monde. Ces trois formes du charbon peuvent entraîner la mort si elles ne sont pas traitées rapidement, note l'OMS.Dans les pays industrialisés, la prévention repose sur des mesures d'hygiène rigoureuses dans l'élevage et l'industrie. Ces pays disposent de vaccins destinés aux animaux et aux hommes. Pour ces derniers, l'utilisation du vaccin doit être réservée aux groupes à haut risque, tels ceux professionnellement exposés et certains personnels militaires. Il n'est pas nécessaire d'isoler les patients, ni de les mettre en quarantaine. Les pansements et autres matériels contaminés doivent être éliminés de préférence par incinération.En ce qui concerne le traitement, l'antibiothérapie entraîne en général une guérison spectaculaire de la personne ou de l'animal infectés par le bacille charbonneux, si elle est instituée avant les premiers symptômes, ou juste après. Elle peut également être employée à titre prophylactique chez des sujets asymptomatiques, dont on pense qu'ils ont été exposés à des spores.Le rapport de l'Organisation précise que pour limiter la propagation chez l'animal après la découverte d'un cas de charbon dans un troupeau, les animaux doivent être immédiatement retirés du champ et soumis à des examens réguliers à la recherche de signes de la maladie. Dans les régions d'endémie ou si l'on craint une extension de la flambée, il est impératif de vacciner le troupeau, conclut l'OMS dans son rapport.


Vaccins

- vaccin expérimental contre la maladie du charbon a été testé avec succès sur des rongeurs contaminés (souris et cobayes) par le bacille du charbon, a indiqué Michèle Mock, chef de l'unité Toxines et Pathogénie bactérienne de l'Institut Pasteur (Paris). Le professeur dont l'équipe travaille sur des projets pour les deux vaccins humain et animal a souligné que plusieurs années seront nécessaires pour que l'homme puisse disposer du vaccin. Par ailleurs, un produit qui tue le bacille du charbon en quelques secondes a été découvert en Autriche et pourrait révolutionner la lutte contre le bioterrorisme, ont annoncé des chercheurs à Vienne. F. Z. T. (AFP)

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