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    Culture

    Mahi Binebine célèbre ses 20 ans de peinture

    Par L'Economiste | Edition N°:2654 Le 19/11/2007 | Partager

    . Il organise une exposition itinérante au Maroc, en Europe et aux Etats-Unis . Ses tableaux se vendent entre 50.000 et 1 million de DH Vingt ans de peinture, ça se fête! Et c’est ce que veut faire Mahi Binebine. A cette occasion, la galerie Bab Rouah à Rabat abrite ses œuvres récentes, jusqu’au 30 novembre. L’exposition itinérante ira en mars 2008 à la galerie Enrico Navarra à Paris, puis à Cologne et enfin à New York. L’artiste vient également de sortir un bel ouvrage retraçant toutes les périodes de sa création, à travers une monographie rassemblant ses œuvres réalisées à Paris, où il vécut près de vingt ans, New York, Madrid et Marrakech. Quelque 350 reproductions y figurent, à travers lesquelles l’artiste nous promène dans son aventure plastique, de l’abstraction des premières années à la naissance du masque et jusqu’à son immersion dans la figuration. Nous y retrouvons la période des peintures à quatre mains, puis celle du retour à Marrakech, sa ville natale, où masques et figures fusionnent sur des toiles de grandes dimensions. Préfacé par Joachim Pissarro (conservateur au MOMA), le livre est accompagné de textes de critiques d’art, d’écrivains, de philosophes et de directeurs de musées internationaux. Il sera disponible en librairie à 1.200 DH dans moins d’une semaine. Cet ancien professeur de mathématiques a laissé tomber son métier, à la fin des années 80, pour se consacrer à ses deux passions, la peinture et l’écriture. Quelques mois de cours de dessin à peine lui ont suffi à acquérir quelques techniques de base. Après avoir longtemps vécu et travaillé à Paris et Madrid, il s’est établi définitivement dans la ville ocre depuis 2002. Dès le début, ses tableaux ne sont pas passés inaperçus. De prestigieuses galeries au Maroc et à l’étranger accueillent ses collections. Que ce soit dans la peinture ou dans l’écriture, c’est l’humain qui l’a toujours intéressé. Il éprouve un curieux besoin de le sonder, de le disséquer, de le fouiller, de le comprendre. L’objectif ultime est d’en savoir un peu plus sur sa propre personne. A travers ses peintures figuratives, le peintre tente de faire parler les personnages. Chacun d’eux raconte en quelque sorte une histoire. Binebine peint l’homme sans apparats. Il le décortique de tout pour ne garder que la chair et le sang. Il dépouille ses personnages des vêtements et accessoires, comme s’il cherchait uniquement le substrat de la réalité humaine. Binebine est l’auteur de sept romans en langue française, parmi lesquels «Le sommeil de l’esclave», «Cannibales», «Marrakech dans le souffle du griot» et «Pollens», qui a reçu le prix de l’Amitié franco-arabe en 2001. Marié et père de trois enfants, ses peintures se vendent bien au Maroc et surtout à l’étranger à des prix variant entre 50.000 et 1 million de DH. Il compte se rendre à Shangaï en Chine à la fin du mois, pour s’essayer à la sculpture. Un nouveau défi! Nadia BELKHAYAT

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