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Société

Maghreb: Résurgence de la menace terroriste

Par L'Economiste | Edition N°:2671 Le 12/12/2007 | Partager

. Le Maroc renforce la sécurité aux frontières algériennes . Le risque d’une coordination entre les groupuscules des deux pays existe LES deux attentats qui ont frappé la ville d’Alger réveillent le démon du terrorisme et plongent toute la région du Maghreb dans la psychose. Souvenons-nous: il y a quelques mois, le 11 avril dernier, deux explosions avaient secoué la capitale algérienne en faisant plus d’une trentaine de morts. La veille, c’est-à-dire le 10 avril, trois kamikazes s’étaient fait exploser au quartier El Farah à Casablanca. Ces deux actions étaient-elles liées? Le gouvernement marocain n’avait cessé de réfuter cette thèse. «Les attentats à la bombe, perpétrés au Maroc et en Algérie étaient l’oeuvre de différents groupes terroristes qui n’agissaient pas de façon coordonnée», affirmait Chakib Benmoussa à l’époque. Pourrait-on en être aussi certain aujourd’hui? Rien n’est moins sûr, puisque de l’aveu même du ministre de l’Intérieur qui s’adressait aux parlementaires le 28 novembre dernier, le Maroc constitue toujours une cible pour les groupuscules terroristes. Un «aveu» confirmé par le déploiement des forces de l’ordre qui ont connu ces deux dernières semaines une activité exceptionnelle. «Il y a eu un renforcement des services de sécurité dans l’est du pays. Les effectifs des postes des frontières avec l’Algérie ont été revus à la hausse. Les rondes aussi», confie une source sécuritaire. Selon celle-ci, les forces de l’ordre ont également été renforcées dans la région du Nord-Est. «Des éléments de la marine royale campent à Saïdia depuis la semaine dernière. Le risque d’une infiltration d’éléments appartenant à des groupuscules terroristes par la voie maritime est aussi envisageable», ajoute la même source. Depuis le 25 janvier dernier, le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat), responsable de plusieurs attentats chez les voisins algériens a changé de nom pour devenir Al Qaida au pays du Maghreb islamique. Cette nouvelle appellation en dit long sur les intentions de l’organisation chapeautée par Oussama Ben Laden sur la région. De plus, la multiplication de groupuscules intégristes dans les pays du Sahel corrobore la thèse d’une coordination des actions terroristes. Ces derniers se montrent de plus en plus agressifs. Et les attentats font de plus en plus de morts. Hier à Alger, le bilan faisait état de pas moins de 62 morts (chiffre à l’heure où nous mettions sous presse) et plusieurs dizaines de blessés.Le premier attentat a été commis devant la Cour suprême et le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun, sur les hauteurs d’Alger. Le deuxième, dans le quartier résidentiel voisin de Hydra, devant les immeubles du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). D’ailleurs, dix employés, du Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) et du Pnud, relevant des Nations unies et de nationalité algérienne ont été tués dans ce double attentat.Autant dire qu’à l’heure où l’Algérie compte ses morts, c’est tout le Maghreb qui appréhende.


Les Algériens d’Al Qaida

LE Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) est un des derniers groupes armés terroristes d’Algérie. Il a été fondé en 1998 par Hassan Hattab, alors que la guerre civile faisait rage en Algérie. Le GSPC est en fait une scission du Groupe islamique armé (GIA), qu’il jugeait trop sanguinaire. Le groupe serait composé de 300 à 800 personnes au maximum. Il se démarque du GIA en élargissant la lutte au domaine international: France et Mauritanie. Le groupe est soupçonné d’avoir préparé un attentat contre la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et le Marché de Noël en décembre 2006. Le 11 avril 2007, le groupe revendique les deux attentats suicide d’Alger qui ont fait 33 morts et 220 blessés. Le gouvernement algérien a annoncé le 5 octobre dernier la reddition de Hattab, l’émir du groupuscule. Mais les craintes concernant l’activation de cellules dormantes demeurent d’actualité.Pour preuve si besoin est, les deux attentats perpétrés hier dans la capitale algérienne.Naoufal BELGHAZI

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