×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

Machines à traire: Fini les «vaches grasses»

Par L'Economiste | Edition N°:3138 Le 28/10/2009 | Partager

. Les professionnels percevaient une aide de 5.000 DH par machine. L’arrêté régissant cette incitation est arrivé à échéance en juillet 2009. La tutelle suspecte d’éventuels abusLes producteurs de lait tirent la sonnette d’alarme. L’activité de la plupart des petits éleveurs, serait «vouée à la faillite». En effet, depuis février dernier, les dossiers de demande de subvention relative à l’achat de chariots trayeurs sont bloqués au ministère de l’Agriculture. Jusqu’à il y a encore sept mois, les producteurs de lait bénéficiaient d’une mesure incitative qui se décline en deux avantages: une prime de 5.000 DH, assortie d’une subvention de 20% du prix du chariot trayeur. Et pour un modèle d’un pot, acheté à 12.000 DH, le bénéficiaire perçoit un pécule de 7.400 DH. L’agriculteur ne débourse finalement que 4.600 DH. Du coup, de nombreux producteurs se sont lancés dans l’acquisition de la machine à traire en raison de ses nombreux avantages: hygiène, temps de traite divisé par 4, volume de lait, pas de risque de renversement accidentel … De leur côté, bon nombre de fournisseurs ont investi dans l’importation de ce matériel du fait que ses ventes sont boostées par l’existence d’une subvention et d’une prime accordées par le ministère de tutelle. Sauf que l’esprit de la démarche a été détourné. En effet, dans plusieurs régions, les mesures incitatives liées à l’acquisition des équipements de traite ont été déviées de leur objectif initial. De sources sûres, dans la région de Talda uniquement, quelque 5.000 machines ont été livrées. Ces appareils importés de Chine au prix unitaire de 2.000 DH auraient bénéficié de la prime de 5.000 DH, assortie d’une subvention de 20%. Une enquête a été diligentée à ce sujet, mais aucune suite n’a été donnée à ce jour.En tout cas, depuis environ 8 mois, plus de prime. Seule la subvention de 20% est maintenue. Ce qui a découragé les éleveurs intéressés par la mécanisation de la traite.L’Economiste s’est enquis de ce problème auprès du département de l’Agriculture. Selon un responsable à la tutelle, les chariots trayeurs sont en fait subventionnés sur la base de deux textes. Le premier texte accorde une subvention de 20% pour les demandes individuelles et 25% pour les demandes collectives (coopératives, par exemple). Ce texte court toujours. En plus de cette subvention, une prime de 5.000 DH forfaitaire est versée aux producteurs de lait pour chaque chariot trayeur acquis. «Ce texte est arrivé à échéance le 9 juillet dernier», apprend-on auprès du ministère de l’Agriculture. «C’est une mesure qui avait été mise en place il y a cinq ans pour permettre aux producteurs de lait de faire face aux coûts d’exploitation et au surendettement», poursuit la même source. La tutelle aurait-elle renoncé à son projet d’aider les agriculteurs à moderniser leur activité comme se propose de le faire le plan Maroc Vert? Auprès du ministère, l’on affirme que «depuis que la procédure a été simplifiée, nos statistiques montrent que les importations de ces machines à traire se sont développées d’une manière anormale sans qu’il y ait forcément augmentation de cheptel». «L’ancien système a montré ses limites. Nous ne savions pas qui achetait quoi, en plus il n’y avait pas de suivi des ventes», renchérit la même source. D’où le projet de réforme de l’ensemble des mesures incitatives prévues dans le cadre du fonds de développement agricole et ce, au plus tard, en janvier 2010. Selon la tutelle, «la refonte des incitations a pour objectif de faire des fournisseurs de matériel agricole de vrais partenaires et instaurer une relation win-win». L’Agriculture veut ainsi rationaliser le système en s’assurant du prix, de l’opportunité d’achat d’une machine à traire, de l’existence d’un service après-vente, d’une garantie ainsi que d’une information exhaustive sur le matériel.Pour l’heure, l’on assure auprès du département d’Akhannouch que les dossiers en suspens depuis février dernier seraient étudiés au cas par cas et débloqués au plus tard d’ici fin décembre.


Maroc Vert

«Le ministère est en train de mettre au point les outils nécessaires à la mise en œuvre du plan Maroc Vert», annonce-t-on auprès de la tutelle. D’ailleurs, le département d’Akhannouch finalise une réforme globale qui s’articule autour de quatre axes. Il s’agit des 16 programmes agricoles régionaux (PAR), du programme national d’économie de l’eau d’irrigation (PNEEI). Autre outil en préparation, un programme management office (PMO) pour l’animation et le suivi des contrats-programmes signés avec différentes filières. Le quatrième axe porte sur la réforme institutionnelle. Celle-ci a pour but de transformer l’Agence de développement agricole en une sorte de guichet unique, chargé du développement de l’investissement agricole tant privé qu’institutionnel. «Cette réforme sera terminée d’ici fin 2009», assure-t-on au ministère. Mais en attendant, bon nombre d’éleveurs se plaignent de ne pouvoir se mettre à la traite mécanique, faute de prime.Hassan EL ARIF

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc