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Economie Internationale

Maastricht bloque les projets d'investissements danois

Par L'Economiste | Edition N°:46 Le 24/09/1992 | Partager

Inquiètes par la nature des futures relations CEE-Danemark depuis le "non" à Maastricht, 45% des patrons danois auraient suspendu leurs projets d'investissement dans leur pays pour les douze prochains mois, rapporte le quotidien économique danois Borsen, cité par Le Figaro-Economie. La confiance ne pourrait se réinstaller qu'en 1993, après la clarification du statut du Danemark parmi les Douze. Les industriels prévoient de réviser entièrement leur politique d'investissement si Copenhague arrivait à perdre son rang de membre à part entière de la CEE.

Le ralentissement des investissements pourrait avoir de graves répercussions à long termes sur l'économie danoise En effet. "le stock de capital va croître trop lentement et l'accroissement de la productivité sera insuffisant", explique M. Anders Fogh Rasmussen, le Ministre danois de L'Economie. "Au total, cela se répercutera sur notre compétitivité internationale et sur le niveau de l'emploi au Danemark", poursuit-il. Les prévisions sur l'économie danoise au lendemain du "non" à Maastricht sont déjà alarmantes. Un faible taux de croissance de 1,3% pour 1992, un chômage qui risque de grimper à 10,7%, contre 10,3% en 1991 et un déficit budgétaire qui avoisinera 38,3 milliards de Couronnes, au lieu des 30,5 milliards prévus inquiètent réellement les autorités danoises, et avec elles, tous les secteurs d'activité.

Le secteur financier montre déjà les signes précurseurs d'un exercice annoncé comme difficile. L'indice boursier KFX, le CAC 40 danois a chuté de 25% entre les mois de Juin et Juillet. Les taux d'intérêt ont sensiblement augmenté. Le taux réel de l'escompte est passé à 8%. De plus, certains groupes financiers ont déjà fait les frais de la morosité de la conjoncture internationale. La maison d'assurances Hafnia est en cessation de paiement (1), tandis que le groupe Unibank a vu sa note de crédit réévaluer en baisse par les agences de rating Moody's et Standard and Poor's. Des solutions sont envisageables. Un nouveau référendum, définissant les relations du Danemark avec la CEE, pourrait avoir lieu au premier semestre 1993. Un livre blanc précisant les propositions visant à trouver une issue au problème sera publié par Copenhague, courant Octobre.

(1) l'Economiste du 3 Septembre 1992, p.8

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