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    Economie

    M Saaïdi dans une conférence de presse : La SNI à 300DH pour les petits épargnants

    Par L'Economiste | Edition N°:147 Le 29/09/1994 | Partager

    La SNI sera privatisée selon le schéma déjà annoncé. La BMCE pour la totalité des parts de l'Etat et le CIH pour une partie constituent les gros morceaux à venir.

    "La clarté des orientations du gouvernement est établie ; la SNI considérée comme un bijou de famille sera transférée entièrement au privé".

    M. Abderrahmane Saaïdi, ministre de la Privatisation faisait ce commentaire en étant sûr de son effet. Il venait quelques minutes auparavant d'exposer les détails de l'opération de l'année aux journalistes présents à son point de presse.

    Les 67% du capital de la SNI seront cédés entièrement. Le montage est compliqué, "mais il vise à optimiser l'opération du point de vue des différents objectifs de la privatisation".

    Assurer la pérennité de la holding

    Le schéma de transfert prévoit de lancer un appel d'offres pour la cession de 51% du capital de la SNI. L'appel d'offres est ouvert à des consortiums réunissant au moins 5 institutionnels. Le consortium adjudicataire doit remplir plusieurs conditions :

    - 35% des parts SNI achetées doivent l'être par des sociétés de droit marocain. "Le critère n'est pas la nationalité, mais nous tenons à ce que ce soient des entités connues dans le monde des affaires", dit M. Saaïdi. Ce noyau dur au niveau du consortium doit s'engager à ne pas se défaire des actions SNI pendant 5 ans.

    - 16% ne subissent aucune contrainte de nationalité.
    Mais le ou les acquéreurs prennent un engagement inverse : ils doivent remettre en bourse au moins 11% des actions dans un délai 3 ans.

    - Le consortium adjudicataire doit s'engager à sauvegarder la vocation de holding de la SNI. "En clair, il ne doit pas faire ce que nous nous sommes refusé : privatiser la SNI par le bas", explique M. Saaïdi. En conséquence, le cahier des charges interdit aux nouveaux actionnaires la cession de plus de 15% du portefeuille SNI par an.

    En outre, il leur impose de réinvestir 80% des produits de cession dans d'autres participations en dehors de l'immobilier.

    Si l'appel d'offres pour la cession de 51% à un consortium est lancé officiellement le mercredi 28 septembre, les 16% seront mis en bourse au cours de la seconde quinzaine d'octobre. "La souscription sera terminée le 31 octobre", a annoncé M. Saaïdi.

    300 DH l'action

    Après l'opération d'augmentation de capital et de diminution du nominal, le nombre d'actions constituant le capital de la SNI est de 7,7 millions. C'est donc 1.130.000 actions qui seront mises en bourse pour les petits épargnants.

    Généreux en informations, le ministre a donné tous les détails ; le prix est fixé à 300DH l'action, la fourchette des souscriptions est entre 25 et 1.000 actions. Nouveauté : le ministre réserve 80% aux personnes physiques marocaines et 20%... aux OPCVM. Le prix a fait l'objet d'une discussion ; M. Saaïdi a estimé que "le prix minimum valorisant l'action à 325DH, le discount est très raisonnable". Le ministre refuse de considérer le cours actuel -1.200DH l'action ancienne, soit 432DH l'action nouvelle - comme expressif. "Le volume des transactions ne permet pas de lier la valeur au cours" . En tout état de cause, M. Saaïdi a annoncé le démarrage de la campagne par voie de presse et la préparation d'une campagne audiovisuelle à l'intention de la petite épargne.

    Le deuxième gros morceau devant permettre à la privatisation d'atteindre ses objectifs budgétaires est la BMCE. M. Saaïdi a annoncé que cette banque sera privatisée courant novembre. Une partie du capital sera réservée aux investisseurs étrangers pour conforter "le rôle de la BMCE dans le commerce international du pays". Une partie sera réservée à la Bourse. Le rapport d'évaluation définitif a été remis à l'organisme d'évaluation pour fixation du prix minimum. Si la BCP ne sera prête qu'en 1995, c'est parce qu'elle nécessite "un nouveau montage juridique". M. Saaïdi n'a cure des résistances ou des déclarations des dirigeants. "Ce sont des opinions de simples citoyens que je regrette tout en les respectant. Mais la loi est au-dessus de tout le monde et elle sera appliquée", déclare-t-il, réaffirmant le même principe que son prédécesseur. Quant au CIH, bien que cette banque ne soit pas prête pour la privatisation du point de vue des procédures, M. Saaïdi prévoit la mise en bourse d'une partie du capital. Le même procédé pourrait être étendu à la BNDE. S'agissant des canards boiteux, Modulec a été cédée au Dirham symbolique au groupe Ouazzani. Celui-ci accorde gratuitement aux salariés 8% du capital et prend en charge une partie du passif. Malabata a été cédée à un groupe saoudien pour 55 millions de DH. Quant à Fertima, pour la première fois, le ministre a annoncé le montage définitif : l'OCP gardera 35% du capital, première entorse au désengagement total de l'Etat.

    J.B.

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