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    Economie

    M Abouyoub, lors d'une conférence à l'ESG : “La crise ne remet pas en cause la libéralisation"

    Par L'Economiste | Edition N°:71 Le 18/03/1993 | Partager

    Sous l'impulsion de la mondialisation de l'économie, le profil du manager devrait évoluer vers la polyvalence. Le thème développé par M. Abouyoub lors de la conférence de l'ESG, "le manager face à l'international", répondait ainsi à la préoccupation des futurs dirigeants confrontés aux nouvelles réalités économiques.

    Le monde a connu de profondes mutations. La sphère économique de l'entreprise continue de s'élargir. Ce mouvement d'internationalisation impose alors une nouvelle conception du management. Face à cette réalité, l'Association du Bureau des Elèves de l'ESG a invité M. Hassan Abouyoub, ministre du Commerce Extérieur, des Investissements Extérieurs et du Tourisme, pour animer une conférence sur le thème "le manager face à l'international". L'axe de réflexion de la semaine, "Mosaïque culturelle", constitue sans doute une vision panoramique de ce nouveau paysage économique dans lequel est appelé à intervenir le manager.

    Un manager polyvalent

    En effet, l'international est un enjeu pour l'entreprise relativement à la politique d'ouverture initiée par le Maroc. Ainsi, "il constitue un axe de développement s'il est maîtrisé", a indiqué M. Knafo, directeur délégué le l'ESG. Pourtant, l'approche théorique du management est devenue désuète. Il est alors "important de revoir un certain nombre de concepts, d'autant que l'entreprise évolue", a souligné M. Abouyoub. D'ailleurs, l'approche physique de l'entreprise est en train de changer, a rappelé le ministre, soulevant l'exemple des sociétés d'ingénierie financière. En somme, de nouvelles formes d'organisation apparaissent, d'autant que la notion de fonction économique est en train de s'estomper, relève-t-il.

    Le développement prodigieux des systèmes de traitement de l'information a révolutionné les modes de prise de décisions ainsi que l'organisation de la production. A cet égard, une mutation apparaît nécessaire. Le futur manager doit être polyvalent. Il lui revient alors d'apporter de la valeur ajoutée à l'entreprise, d'autant que les centres de décision se sont multipliés et mondialisés. Le manager devient alors un prestataire de services pour son entreprise plutôt qu'un salarié. Dans cette même logique, le terme de projet se substituera au concept d'entreprise de par le jeu des alliances, a indiqué le conférencier.

    Phase de turbulences

    Relativement à cette dynamique, "le Maroc est obligé de jouer dans la cour des grands", a précisé le ministre. Il a ajouté par ailleurs que "ce qui se passe à côté ne peut pas nous laisser indifférents". Cependant, l'environnement international est sujet à beaucoup d'incertitudes. En effet, l'évolution politique du monde est sapée par le regain des nationalismes. Une situation qui pourrait remettre en cause l'internationalisation de l'économie, a fait remarquer un intervenant. Certes, la crise existe, mais, "l'Etat-Nation est incapable de gérer l'évolution de l'entreprise", a souligné M. Abouyoub, illustrant son idée par l'impuissance dont font preuve les décideurs devant le comportement des marchés internationaux des changes.

    Malgré tout, cette phase de turbulences ne saurait constituer une entrave à l'ouverture. Du coup, le ministre a réaffirmé l'attachement du Maroc à la politique de libéralisation, "sans pour autant sacrifier le tissu industriel", a-t-il précisé. Cette ouverture constitue une réponse adéquate aux incertitudes.

    Cependant, elle exige beaucoup plus de l'Etat, a expliqué le ministre. Contrairement à la conception dogmatique du libéralisme, cet interventionnisme s'entend dans l'optique d'un Etat en mesure de prendre les décisions adaptées à toutes les situations.

    Le ministre a encore précisé que le Maroc est capable de s'adapter à l'évolution de l'économie mondiale tout en gardant son identité culturelle, un facteur essentiel.

    L'interface service

    Provoqué sur le fonctionnement du guichet unique et la dichotomie secteur moderne-secteur informel, M. Abouyoub s'est montré pertinent dans ses réponses.

    En ce qui concerne le Guichet Unique, le ministre a souligné que c'est une preuve du retard de développement de l'interface services (cabinets d'avocat, conseils financiers, juridiques ou fiscaux).

    Les opérateurs répugnent encore à solliciter les compétences de ces structures. Alors que ces compétences permettent de mieux gérer les procédures de par leurs connaissances des circuits administratifs. Il a par ailleurs reconnu que le secteur informel constitue un dysfonctionnement pour une économie. Il devient alors dangereux s'il n'est pas maîtrisé.

    Cette tendance s'est déjà manifestée dans certains pays, même industrialisés.

    A.D.N.

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