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Economie Internationale

LVMH-Gucci: La justice penche pour une solution à l'amiable

Par L'Economiste | Edition N°:461 Le 11/03/1999 | Partager

· Le maroquinier florentin résiste au géant français du luxe

· Lutte sans merci à coups d'artifices financiers

· Le verdict attendu le 22 avril


En moins d'un mois, LVMH est devenu le premier actionnaire de Gucci(1) avec un investissement de 1,4 milliard de Dollars (1 Dollar=9,98DH), soit 34,4% du capital du maroquinier. Situation insoutenable pour M. Domenico De Sole, PDG de Gucci, qui a riposté en offrant à ses salariés quelque 37 millions d'actions nouvelles. Plus de 20 millions d'entre elles, soit exactement le nombre de titres détenus par LVMH, avaient alors été acquises par un fonds spécial des salariés grâce à un prêt sans intérêt consenti par la maison florentine. Ces actions qui ne peuvent être distribuées aux salariés pendant une durée de cinq ans ont l'avantage de disposer d'un droit de vote.

LVMH éconduit


Ce montage, véritable acrobatie financière, est qualifié "d'artificiel et frauduleux" par le patron de LVMH, M. Bernard Arnault. L'opération permet de neutraliser à l'unité près les voix dont il dispose et rend impossible sa stratégie.
Furieux de se voir ainsi éconduit, le groupe français demande à la Chambre commerciale de la Cour d'Appel d'Amsterdam (Gucci est une société de droit néerlandais) de retirer les droits de vote aux actions émises par Gucci au profit de la fondation prétendument créée pour les salariés. Sa colère est d'autant plus vive que la maison de couture italienne a quadruplé le chiffre d'affaires en quatre ans, passant de 260 millions à 1 milliard de Dollars. M. De Sole n'avait prévu d'atteindre ce chiffre qu'en l'an 2000.
Saisi en urgence au début du mois, le tribunal d'Amsterdam écoute les deux parties. LVMH réclame l'interdiction pour la fondation de souscrire de nouvelles actions à l'avenir. Il détruit le plan des concurrents en expliquant que le droit néerlandais interdit à une société de prêter de l'argent à quelqu'un pour acheter des titres. Le groupe français qualifie l'augmentation de capital, qui a déjà réduit mécaniquement la participation de LVMH autour de 25%, de "virtuelle".
Il ajoute qu'il n'y a pas un sou apporté par la société Gucci pour compenser ses 20 millions d'actions émises ou "prétendument émises" , qui seront de toute manière annulées par la société d'ici cinq ans.
La Cour d'Amsterdam vient de rendre son verdict. Elle reconnaît le fait que le comportement de LVMH n'a pas été "correct" et les décisions sont de nouveaux entre les mains des actionnaires. Toutefois, la Chambre commerciale de la Cour d'Appel laisse un délai aux antagonistes jusqu'au 22 avril, date de sa décision définitive pour trouver une solution à l'amiable. Le groupe italien se dit prêt à négocier avec M. Arnault, en soulignant que s'il désirait avoir le contrôle, le mieux serait de lancer une OPA sur la totalité du maroquinier florentin. Ce à quoi LVMH répond qu'il n'envisage pas plus une OPA sur la totalité du capital de Gucci qu'un retrait partiel.

Radia .LAHLOU (AFP)

(1) Cf L'Economiste du 25 février.

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