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International

Lutte contre le sida: Un sommet en Afrique du Sud

Par L'Economiste | Edition N°:806 Le 10/07/2000 | Partager

• L'Afrique manque de ressources et demande une plus grande implication des pays richesLa XIIIème Conférence internationale sur le sida s'est ouverte hier dimanche à Durban en Afrique du Sud avec une connotation beaucoup plus politique que les précédentes. C'est pour la première fois que cette manifestation se déroule dans le continent noir depuis le début de l'épidémie. C'est l'occasion pour les pays pauvres de dénoncer encore la lenteur des pays industrialisés à alléger leur dette, alors que le continent a un besoin crucial de ressources pour lutter contre le sida.Comme pour donner plus d'ampleur au phénomène et souligner l'importance de la Conférence de Durban, l'ONUSIDA, l'Agence des Nations Unies chargée de coordonner la lutte contre cette maladie, vient d'annoncer que l'Afrique du Sud est désormais le pays du monde le plus touché. Dans ce pays de 40 millions d'habitants qui compte 4,2 millions de malades et de personnes infectées, l'épidémie progresse au rythme affolant de 1.700 nouvelles contaminations par pur.En mai dernier, après des années de menaces voilées et de vaines palabres, l'ONUSIDA a annoncé qu'un dialogue s'était ouvert entre l'ONU et cinq firmes pharmaceutiques (Boehringer In-gelheim, Bristol-Myers Squibb, Glaxo Wellcome, Merck and Co et F. Hoffmann La Roche) pour «identifier des moyens d'élargir l'accès aux soins et aux traitements, tout en assurant une utilisation rationnelle, financièrement accessible, sûre et sans danger des traitements«. De même, après des années d'atermoiements ou d'indifférence, les pays occidentaux et les grandes agences internationales prennent enfin conscience que l'effondrement humain et économique d'une partie du monde ne sera pas sans répercussion sur leur mode de vie et paraissent disposés à mettre plus largement la main à la poche. Cette prise de conscience n'empêche cependant pas les rumeurs et les fausses croyances de continuer à galoper. Et les scientifiques réunis à Durban doivent une fois de plus prendre le temps de les réfuter, s'ils veulent que leurs messages de prévention soient pris au sérieux par tous. Le problème est que ces allégations viennent parfois de très haut. Ce fut le cas il y a quelques semaines, quand le Président namibien Sam Nujoma a ressorti des limbes une déjà vieille rumeur: le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) «aurait été fabriqué par l'homme, dans le but de préparer une guerre biologique«. La réalité scientifique est nettement plus prosaïque: toutes les études émanant des plus sérieux instituts de recherche ont montré que le sida était passé du singe à l'homme qui le chassait pour se nourrir, soit par le biais de sa consommation, soit lors de son dépeçage. Et si le virus est longtemps passé inaperçu alors qu'il se propageait, c'est à cause du piètre état sanitaire du continent africain.

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