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Lutte contre la désertification et la pauvreté
Une nouvelle approche intégrée

Par L'Economiste | Edition N°:2125 Le 07/10/2005 | Partager

. Une démarche participative impliquant les populations locales . Coût de l’opération: Près de 50 millions de DHAbdelâadim Lhafi est le haut-commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification. Il est connu pour sa capacité d’organiser le travail autour de lui. Il l’a démontré lorsqu’il était secrétaire général au ministère de l’Agriculture. Egalement à l’actif de l’ancien secrétaire d’Etat, l’expo universelle de Hanovre et celle de Hachi au Japon.- L’Economiste: Vous lancez un projet de lutte participative contre la désertification et la réduction de la pauvreté dans les hauts plateaux de l’Oriental. En quoi consiste cette initiative?- Abdelâadim Lhafi: Le principal fondement de ce projet est la situation particulière que vit cette région du Maroc. L’Oriental a souffert les trois dernières décennies d’une conjonction de facteurs. A commencer par les années de sécheresse qui se sont succédé dans la région depuis pratiquement le milieu des années 80. Or, toute la zone du haut plateau est à dominante pastorale. L’élevage, principale ressource pour la population, a été affecté. C’est aussi une zone frontalière qui fait l’objet d’introduction de moutons du voisin algérien. Sans oublier la mine de Jerada dont la fermeture a mis toute une ville au chômage. Face à cette situation, il fallait mettre en place un système de correction des déséquilibres, tout en tenant compte de tous ces effets structurels. -A votre avis, quels sont donc les chantiers à ouvrir pour y arriver? -La démarche est des plus simples en théorie. Il s’agit d’identifier un problème et d’y apporter la solution. Par exemple, nous entrons dans une phase où il faut gérer deux principaux extrêmes, à savoir la sécheresse et les inondations. La solution à cet égard serait d’intervenir pour domestiquer ces masses d’eau, les stocker et les utiliser dans l’entretien du cheptel ou dans l’irrigation. Dans l’agriculture, la région regorge de potentialités, notamment dans l’arboriculture. Je pense particulièrement à l’olivier et aux plantes aromatiques et médicinales. L’exploitation actuelle est à l’état brut. L’intégrer à un tissu industriel, sous forme de coopératives notamment, à travers un minimum d’équipements, permettra de transformer ces ressources et dégager une valeur ajoutée. A cela s’ajoutent d’autres potentiels tels que les nappes alfatières. Les tentatives de les utiliser dans des secteurs comme la pâte à papier ont montré leurs limites, rareté de l’eau oblige. Par contre, il est possible d’en faire un levier pour l’artisanat, mais à condition de faire évoluer ce secteur. En somme, l’objectif est de sortir la région de son marasme par sa requalification et en prenant conscience des limites accusées en ressources naturelles. -Techniquement, comment comptez-vous résoudre cette équation à plusieurs inconnues? -A partir des ateliers que nous tenons depuis jeudi, nous aspirons à tracer les ligne d’une stratégie de lutte contre la désertification et, partant, contre la pauvreté. Il s’agit de permettre un échange entre les concepteurs du projet et les populations. Ces ateliers sont l’occasion pour ces dernières d’exprimer leurs doléances, de s’approprier le programme et de participer à sa réalisation. C’est aussi un moyen de garantir la pérennité du projet. -Qu’en est-il du financement du projet? Et quels sont les principaux intervenants dans sa mise en œuvre?-Le coût du projet est estimé à 6 millions de dollars, soit près de 50 millions de DH. Cette somme est mobilisée sous forme de don. Et pour cause, le financement de ce programme s’inscrit dans le cadre de la Convention internationale de lutte contre la désertification, émanation du sommet de Rio. Le programme bénéficiera ainsi d’un important apport du Fonds de l’environnement mondial (FEM) et du Fonds international de développement agricole (Fida-Rome). Autre intervenant, l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Cette dernière interviendra dans la supervision et le suivi du projet, ainsi que dans la promotion des activités génératrices de revenus et des micro-entreprises. Des partenaires nationaux y sont impliqués. Parmi eux, les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture, le département de l’environnement ainsi que l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II. Sur cet aspect du financement, la question essentielle est de savoir comment utiliser cet argent. Le projet puise son importance du fait qu’il regroupe des actions conjointes à mener au même moment. La même cohérence est également partagée au niveau des objectifs. Ceux-ci visent, in fine, à atteindre un développement humain, où le revenu et l’accès à des services de base sont garantis et pérennisés. Un moyen, l’unique probablement, qui permet à la population de s’inscrire dans un processus de développement durable. Propos recueillis par Tarik QATTAB

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