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    Affaires

    Lutte contre la contrefaçon
    De grandes marques en think-tank

    Par L'Economiste | Edition N°:2425 Le 19/12/2006 | Partager

    . Projet de partenariat avec la CGEM. Des actions en justice. Manque à gagner: 700 milliards de dollars dans le monde Cinq firmes ont mis en place un think-tank pour réfléchir aux moyens de lutter contre la contrefaçon. Ce groupe de réflexion est constitué Procter&Gamble, Sacmar Industrie, Schneider, Bic et Nike. Il est «certes informel, mais il tient à alerter le consommateur sur les graves conséquences de la contrefaçon, aussi bien sur sa sécurité que sa santé», assure Fouad Aziz El Kohen, responsable Marketing et communication de Schneider Maroc. Le think-tank projette de s’approcher de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) afin de développer un partenariat. «Au lieu que chacun agisse tout seul, nous invitons toute entreprise, petite ou grande, touchée par la contrefaçon, de se joindre à nous car l’union fait la force», indique El Kohen.Formel sera, en revanche, le comité national anti-contrefaçon qui verra le jour en 2007. «Celui-ci va regrouper les institutionnels publics et privés et aura pour tâche d’analyser et évaluer les dernières donnes de la contrefaçon», explique Aziz Bouazzaoui, directeur de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). Ce comité à rôle consultatif, seulement, sensibilisera le grand public à ce phénomène. Jouets, tabac, appareils domestiques, pièces détachées automobile et aéronautique, médicaments, vins et spiritueux, parfums et cosmétiques, produits hygiéniques, textiles, articles de sport... rien n’échappe à ce fléau de plus en plus inquiétant. Procter&Gamble Maroc, le fabricant, notamment, de serviettes hygiéniques «Always Ultra», poursuit, actuellement, l’importateur de «All Well’s», commercialisé dans les petits commerces au même prix que le produit originel, c’est-à-dire 15,50 DH. «Ces produits nous viennent de l’étranger, leurs contrefacteurs cherchent à maximiser les profits en utilisant les procédés les plus archaïques et finissent par porter atteinte à la santé du consommateur», affirme Ismaïl Chajii, directeur de P&G. Le nom de l’importateur est gardé secret pour l’heure. Ce serait une lapalissade que de rappeler la contrefaçon des chaussures et vêtements de sport dont les lieux de commercialisation à Casablanca sont l’ancienne Médina, Derb Ghallef et Lakriâ notamment. «Des consommateurs pensent que le deuxième choix est un produit du même producteur», souligne Hamza Abdelillah, responsable Communication de Sacmar Industrie, distributeur de Puma et de New Balance au Maroc. Celui-ci affirme que «le manque à gagner de l’entreprise représente trois fois le chiffre d’affaires annuel».Nike traque, elle aussi, les contrefacteurs en effectuant des descentes dans les magasins et souks de Casablanca, le vivier de la contrefaçon avec Rabat, Fès et Marrakech. «Ce fléau représente un manque à gagner estimé à plus de 70% du marché des chaussures de sport. Pourquoi s’adosser à un nom réputé? Pourquoi ne pas créer une marque à part entière», s’indigne Abdelillah.Schneider Maroc, pour sa part, a esté en justice une vingtaine de contrefacteurs marocains et chinois pour divers produits, notamment les disjoncteurs et contacteurs. «Le devoir de tout entrepreneur est de sensibiliser le client final car, souvent, celui-ci ignore les risques de la contrefaçon», assure le responsable Marketing et Communication. «Qu’on parle d’un œuf ou d’un bœuf, il faut protéger le client», ajoute-t-il. Auparavant artisanale, la contrefaçon est devenue aujourd’hui industrielle et mondiale. Le consommateur ne semble pas conscient des conséquences sur l’emploi et la sécurité sanitaire.Les dernières statistiques disponibles montrent qu’elle devient particulièrement dangereuse pour nos économies. Selon Bouazzaoui, elle représente aujourd’hui 10% du commerce mondial, soit 700 milliards de dollars.Loubna MOUSSALI

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