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Politique

Lutte contre l’émigration clandestine
L’UE promet 1 milliard de DH au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:2313 Le 06/07/2006 | Partager

. Cette décision est prise en marge de la Conférence euro-africaine de Rabat. Un plan d’action pour réguler les flux migratoires y sera adoptéL’UNION européenne a décidé d’accorder au Maroc 1 milliard de DH pour lutter contre l’émigration illégale. Ce coup de pouce vient en replacement aux 40 millions d’euros (environ 440 millions de DH) promis par l’UE. Il intervient à la veille de la Conférence euro-africaine sur la migration et le développement, prévue les 10 et 11 juillet prochains à Rabat. Cette rencontre sera précédée par une réunion des hauts fonctionnaires dimanche prochain. Plusieurs pays prennent part à cet événement. Les représentants des grandes organisations internationales concernées par les questions du développement (ONUDI, FAO…) y sont également attendus. Cette conférence est née d’une situation d’urgence, notamment après les événements tragiques survenus en septembre et octobre derniers à Sebta et Melilia. Depuis, la question occupe la majeure partie des agendas, africain, européen et même international. Initiateur de cette rencontre, au même titre que l’Espagne, le Maroc est érigé, avec le Sénégal, en porte-parole de l’Afrique. Insistant sur cet élément, les organisateurs ont souligné, lors d’une rencontre informelle avec la presse tenue hier à Rabat, les nouveautés apportées par cette conférence. Pour eux, «il s’agit d’un tournant important dans le traitement de la question migratoire, basé désormais sur un nouveau partenariat entre l’Afrique et l’Europe, loin de la logique de confrontation, souvent suggérée par certains pays d’Afrique et d’Europe». Sa particularité est le lien établi entre la migration et le développement. Tout effort de réduction des flux migratoires illégaux doit impérativement passer par l’aide au développement de l’Afrique. L’Europe est appelée à mettre la main à la poche. «L’approche sécuritaire ne peut résoudre ce problème. La question migratoire est une affaire de coresponsabilité, d’où le défi d’inviter tous les acteurs concernés», affirme-t-on du côté de l’organisation. Un défi relevé avec succès, puisque même les pays européens non concernés par la migration africaine ont répondu présents. Côté Afrique, seule l’Algérie s’est désistée (voir encadré). Le challenge à venir est d’aller au-delà des discours. D’où le concept même de cette conférence. Celui-ci repose sur la notion de «routes migratoires», c’est-à-dire des flux migratoires illégaux entre l’Afrique et l’Europe reposant sur des facteurs structurels qu’il faut combattre. Ceci, dans les pays d’origine, de transit et de destination. La conférence de Rabat tentera dans ce sens de mettre en exergue le principe de coresponsabilité et d’adopter un plan d’action qui se veut pragmatique, cohérent et consensuel. Tenus début juin à Dakar, les travaux préparatoires de la conférence de Rabat ont permis la mise au point d’un projet dans ce sens. Parmi ses principaux éléments, l’établissement de programmes d’action pour gérer les flux migratoires économiques et légaux. «Fermer la porte aux clandestins doit se traduire par plus de flexibilité quant à l’accueil d’une migration saine et légale», explique une source proche du dossier. Cet effort doit notamment se traduire par la facilitation de la circulation des travailleurs et de la migration temporaire. Autre point, la promotion du codéveloppement sur l’ensemble des routes migratoires. Des mesures seront également adoptées pour limiter la fuite des cerveaux, comme la mise en place d’incitations au retour pour les étudiants africains ayant fait leurs études en Europe. Le développement de partenariats entre institutions scientifiques et techniques et l’appui formation sont aussi proposés. Concernant l’immigration irrégulière, le projet de plan recommande la mise en place «de systèmes efficaces de réadmission entre l’ensemble des pays concernés». Un point qui a provoqué l’ire de plusieurs ONG africaines et européennes. Celles-ci pointent du doigt les aspects sécuritaires «dominant l’ordre du jour» de la conférence. Pour les organisateurs, l’approche sécuritaire est jugée «normale» et «nécessaire»: «Les mêmes routes migratoires servent également de circuits pour le trafic de drogue et la contrebande. Sans oublier la nébuleuse terroriste qui exploite ces circuits». Quelque 1.200 réseaux de trafics de tout genre ont ainsi été démantelés entre 2004 et 2006. Afin d’apaiser les esprits, une déclaration politique devra également être adoptée. Les principes d’équilibre, de développement et de solidarité y seront consacrés. La contribution financière de l’Europe en faveur des pays d’Afrique ne figure cependant pas au registre de cette conférence. Le principal intérêt reste, pour l’heure, de «pousser le degré d’engagement de la partie européenne le plus loin possible tout en respectant le principe de consensus et d’équilibre. L’accompagnement financier suivra. Et il ne s’agira pas d’une aumône, mais d’une consécration de la coresponsabilité», martèlent les organisateurs.


Surenchère algérienne

L’ALGÉRIE maintient son boycott des travaux de la conférence de Rabat. Cette position jure avec la qualité de pays de transit des flux migratoires illégaux de l’Etat voisin. Preuve en est que la majeure partie des clandestins se trouvant au Maroc provient de l’Algérie. «A toutes les invitations que nous avons envoyé, et depuis le tout début des préparatifs de cette rencontre, la réponse algérienne a été négative», affirme un membre de l’organisation. Pour la même source, la raison n’est autre que politique. Elle en dit long sur le peu de cas que fait l’Algérie de la question migratoire et de l’Afrique. «Nous sommes engagés à travailler pour apporter des réponses adéquates à la question de la migration illégale. En cela, nous n’avons nul besoin de surenchère politicienne vide de toute substance», indique-t-elle.Tarik QATTAB

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