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    L'urgence est dans la réforme du premier cycle

    · Quelques chantiers de l'enseignement supérieur

    Par L'Economiste | Edition N°:486 Le 15/04/1999 | Partager

    · Objectif: Permettre un meilleur rapport coût/efficacité
    · Neuf années pour préparer une licence de quatre ans
    · Sous-traiter la construction des cités universitaires



    Depuis son installation à la tête du Ministère, M. Najib Zerouali multiplie ses actions. Leur validation devra attendre le verdict de la Commission Spéciale Formation-Education.
    Dans tous les cas, une réforme «urgente» s'impose, celle du premier cycle. Et les chiffres avancés sont éloquents. Actuellement, le taux de redoublement national moyen est compris entre 38 et 44% et la durée moyenne pour l'obtention d'une licence, qui dure en principe 4 années, est de 9 ans.

    15.000 DH/édudiant/an


    De plus, 60% des étudiants quittent l'université sans diplôme. Or, le coût moyen annuel d'un étudiant, hors dépense d'investissement et dépenses indirectes et induites, est de 15.000 DH. Ainsi, pour ceux qui quittent après cinq ans, l'Etat aura déjà investi l'équivalent de 75.000 DH. En multipliant ce chiffre par les 60%, le taux de gaspillage total obtenu tourne aux alentours d'un milliard de DH.
    Pour M. Zerouali, la réforme du premier cycle s'impose de manière à améliorer la productivité interne (les taux de réussite), mais aussi externe (les taux d'insertion sur le marché de l'emploi). «Il est important d'agir très vite sur ces deux postes pour permettre un meilleur rapport coût/efficacité». A ceci, ajoute-t-il, il est également indispensable d'associer en amont une formation-orientation plus efficace. Un projet de mise en place de centres d'accueil et d'information au niveau des académies est en cours. Il pourra être opérationnel dès la rentrée prochaine. Un système d'orientation est également prévu en fin du fondamental et au début du secondaire pour expliquer aux élèves les différents choix qui leur sont offerts et les critères sur lesquels ils devront baser leurs décisions. L'agenda du Ministère est donc chargé. Outre la R&D et le GIP (Groupement d'Intérêt Public), d'autres actions sont au programme. Il en est ainsi par exemple de la proposition de création d'un Office National Universitaire Social et Culturel. Il s'agira d'un établissement public de droit privé dans lequel les régions seront les actionnaires principaux avec la possibilité de sous-traiter différentes activités dont la construction de cités universitaires. Le coût de construction d'une cité, rapelle M. Zerouali, équivaut à celui de deux facultés.

    Malika EL JOUHARI

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