×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie

    L'unité d’hydrocracking, un joyau de technologie

    Par L'Economiste | Edition N°:2685 Le 03/01/2008 | Partager

    . 5 millions d’euros pour la licence d’exploitation . Un convoi spécial pour le transport de Casablanca à Mohammédia. L’unité sera opérationnelle au premier trimestre 2009L’hydrocracker est l’équipement sur lequel repose toute l’opération de modernisation de la Samir. Le raffineur a dû débourser 5 millions d’euros (plus de 55 millions de DH) juste pour obtenir la licence d’exploitation auprès de l’américain Chevron. La construction et l’installation de l’unité auront nécessité 15 millions d’euros (plus de 165 millions de DH), selon le directeur général, Jamal Ba-Amer. L’unité d’hydrocracking devra engloutir à elle seule 30% du coût global du projet. Rappelons que c’est l’italien Snamprogetti, spécialiste de la conception de raffineries, qui s’est chargé des études d’engineering. La construction de l’unité a été assurée, elle, par la société turque Tekfen. Les deux entreprises constituent en fait le consortium auquel a été confiée la réalisation du projet de modernisation. En 2006, Samir avait ouvert les portes de son «laboratoire» milanais à un journaliste de L’Economiste (édition du 1er juin 2006). . Deux étages avec recyclageL’hydrocracker, un réacteur de 40 mètres de longueur, 4 mètres de diamètre et de 1.100 tonnes, a été reçu au port de Casablanca en août dernier. Deux bateaux au monde peuvent transporter une telle charge. C’est l’équipement le plus volumineux qui ait été livré au Maroc et en Afrique du Nord, s’enorgueillit le raffineur. C’est la société italienne Palumbo qui s’est chargée de son transport. Quand on voit «l’engin», la première question qui nous vient à l’esprit: comment l’a-t-on transféré jusqu’au site de la Samir à Mohammédia? Cela s’est passé la nuit par convoi spécial. Il aura fallu 5 heures avec des temps d’arrêt toutes les 20 minutes pour ménager les roues du char qui a transporté le réacteur. Pour cette étape, la Samir a fait appel à l’expertise de la société hollandaise Mamoet, qui s’est chargée de la manutention du «colis». Au préalable, il a fallu construire des voies spéciales dans l’enceinte de la raffinerie pour acheminer le «joyau» jusqu’au site d’installation. L’hydrocracker n’attend plus que sa mise en service au premier trimestre 2009, après une période de simulation de plusieurs mois. L’équipement est impressionnant au premier abord mais le procédé est simple. Il faut cependant en détenir la technologie, marque déposée de Chevron. En Afrique, seules l’Egypte et l’Afrique du Sud possèdent une unité d’hydrocracking. Sauf que la configuration n’est pas la même, celle adoptée par Samir étant plus performante. Il s’agit d’un modèle «à deux étages avec recyclage» (il existe aussi 2 autres modèles, à 1 étage avec ou sans recyclage). La technologie permettra de minimiser la production de produits lourds et d’élargir donc la gamme de qualité: gasoil en faible teneur en soufre, 50 et 10 ppm (partie par million) au lieu de 10.000 ppm actuellement. Elle permettra ainsi à Samir de moduler sa production vers un maximum de gasoil, de kérosène ou d’essence selon les besoins du marché.En clair, le raffineur pourra produire 4 millions de tonnes par an contre 2,7 millions aujourd’hui.Jihane KABBAJ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc