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Economie

L'Union pour la Méditerranée
Le projet passe par l’intégration maghrébine

Par L'Economiste | Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

. Fès veut abriter une université méditerranéenne. Les experts pour des objectifs réalistes POUR Saâd Kettani, président de l’association Fès 1200 ans, «la culture n’a pas besoin de visa». C’est l’une des déclarations qui ont marqué, hier, le lever de rideau du congrès international sur l’Union pour la Méditerranée (UPM). Organisé par le CMIESI, cet événement qui se poursuit jusqu’à vendredi 6 juin regroupe 150 experts dont 80 VIP qui se déplacent, en médina, sous haute surveillance (agents de la sécurité Royale et des gardes du corps). Parmi les illustres hôtes, figurent Ahmed Kadhaf Al-Dam Kadhafi, neveu du leader libyen, milliardaire, chargé des services secrets de la Libye depuis plus de 17 ans, Dominique Baudis, directeur de l’IMA, Alain Juppé, ex-Premier ministre français, Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, et Ali Maher, ancien ambassadeur d’Egypte à Paris, et Katherine Marshal, conseillère du président de la Banque mondiale et professeur à l’université Georgetown-Washington. D’emblée, les responsables de la ville de Fès ont demandé officiellement à tout ce beau monde que leur ville, berceau de la connaissance, puisse abriter une université méditerranéenne. Laquelle devrait réunir les stratèges du monde politique pour penser l’avenir de la planète et former des diplomates. En effet, les organisateurs veulent aller de l’avant, en mettant les bouchées doubles pour la construction du Maghreb. «Sans l’intégration maghrébine il n’y aura pas d’Union pour la Méditerranée», dit Rachid Benmokhtar, président de l’Université Al Akhawayne. Et d’ajouter: «Pour réussir, le projet doit se fixer des objectifs réalistes». Pour Benmokhtar, il faut se focaliser sur le capital humain. A lui seul le Maghreb compte déjà 85 millions d’habitants. Elargi à la totalité des pays du projet d’Union pour la Méditerranée, le nombre passe à 140 millions. Selon des experts, ce doit être une chance pour créer un vrai réservoir de complémentarités et non un frein régional.Ainsi, Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité, souligne que l’UPM repose sur le principe de partenariat et de l’égalité. De fait, le Maroc sera donc partenaire à part entière avec tous les autres pays membres. Quant au rôle que pourra jouer notre pays dans ce projet, «il se situe à deux niveaux: la contribution à la réflexion et la promotion des valeurs universelles», indique Skalli. Par ailleurs, cette UPM ne devrait-elle pas favoriser la connaissance et la compréhension de l’autre, s’interroge Cabanis, à l’instar de ce que font certains pays européens autrefois ennemis, comme l’Allemagne et la France? Favoriser les transferts de technologies et les projets industriels communs de manière à offrir des débouchés aux jeunes qualifiés, est l’autre piste préconisée. A signaler que des dissonances politiques demeurent vivaces. Toutefois, il semble que des deux côtés de la Méditerranée les négociations pour les aplanir vont bon train. Au sud de la Méditerranée, l’Algérie, la Syrie et le Liban sont encore hésitants. Et, la Turquie, elle, se montre méfiante. Côté européen, le Royaume-Uni reste le plus difficile à convaincre. Les Britanniques craignant de devoir financer ce processus de Barcelone revisité.


Les Etats impliqués

L’UPM vise à impliquer 39 pays, c’est-à-dire les 27 Etats membres de l’UE et 12 Etats du sud et de l’est de la Méditerranée. Les deux derniers à avoir adhéré à ce projet sont la Mauritanie et l’Albanie. Ainsi outre la Mauritanie, le groupe des 12 comprend le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, la Jordanie, Israël, l’Autorité palestinienne, le Liban et la Syrie. Youness SAAD ALAMI

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