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    L'UMPA, dernier refuge pour nos amies les bêtes

    Par L'Economiste | Edition N°:2496 Le 30/03/2007 | Partager

    . Des bénévoles y consacrent leur vie à soigner les animaux abandonnés. Des ressources limitées face à beaucoup de bonne volonté. L’euthanasie: pas évidente mais plus «humaine» Chiens, chats, oiseaux, chevaux, mules…. On trouve de tout à l’Union marocaine de protection des animaux. On peut dire que ces derniers ont la chance d’y avoir trouvé refuge. Ils y coulent en effet une existence heureuse et à l’abri des aléas de la vie. Sise à Bouskoura, elle vient en aide à toutes ces pauvres créatures maltraitées pour la plupart, avec des moyens insuffisants. Ses actions sont bien limitées. Et ce n’est pas faute de bonne volonté.L’Umpa a vu le jour en 1916 et a été reconnue d’utilité publique en vertu du dahir du 5 février 1952. Le refuge s’étend sur une superficie de plus de 6.000 m2 et emploie 3 salariés. 3 autres personnes y travaillent bénévolement permanents, y compris le vétérinaire qui assure également la présidence de l’association. Ce refuge animalier est contrôlé par l’Etat tous les ans, il bénéficie d’une subvention qui avait longtemps été retirée. Il reçoit de tout: animaux blessés, malades et abandonnés.Ce sont de vieilles dames françaises, passionnées par les animaux, qui sont dévouées pour cette tâche que tout le monde n’apprécie pas forcément. Certaines n’hésitent pas à puiser dans leurs propres ressources. C’est le cas de Martine, Pauline et Elise. Cette dernière est tellement passionnée par les animaux qu’elle a fini par en adopter 11. Elle sillonne la fourrière 2 fois par semaine et les marchés pratiquement tous les jours. Elle se rend régulièrement à Derb Korea, célèbre pour son souk des animaux où l’on trouve de tout et même des espèces protégées. Elle achète des lapins nains, des perruches, des petits singes et mêmes des caméléons. Une fois, elle avait racheté un aigle royal à l’aile cassée. Ce spécimen, en temps normal, fait partie des espèces protégées au Maroc, cependant le patrimoine écologique ne dérange pas la conscience de certains. «On reprend souvent aussi des mules et des chevaux surexploités pour leur permettre d’avoir une retraite bien méritée», affirme fièrement Elise.Quand l’association ne peut plus garder les animaux, c’est l’euthanasie. «Il s’agit de leur assurer une mort digne». L’Umpa a euthanasié en 2006 plus de 2.233 animaux, dont 2.006 chats et 250 chiens. Cette opération n’est pas donnée: euthanasier un animal coûte entre 200 et 300 DH.Comment se passent leurs actions? Les bénévoles vont pour le ramassage des animaux dès réception d’appels dans ce sens. Pour les plus petits, c’est au sein d’une Fiat Uno, offerte par Pauline qu’ils seront transportés au refuge pour y être soignés. Pour les plus grands, à savoir les chiens et les équidés, ils seront acheminés au refuge dans des camionnettes de location. D’autres animaux ne sont pas aussi chanceux. En effet, après examen par le vétérinaire, ils seront placés chez un propriétaire attentionné et auront droit au vaccin antirabique. Le délai de garde pour l’adoption est de 4 mois sinon plus. Si l’animal est adopté, il sera automatiquement stérilisé. A défaut, c’est l’euthanasie.Pour la nourriture, à part quelques dons, c’est aussi l’association qui prend en charge les frais. Pour l’instant, l’Umpa vit grâce aux bénévoles et aux maigres dons qu’elle collecte un peu partout. D’ailleurs, elle prévoit l’organisation d’une kermesse pour fin mai et recherche des lots pour sa tombola. Mais ce n’est pas suffisant, et cette association ne pourra pas, à elle seule, combattre le fléau des chiens et chats errants.En attendant, ses membres, des gens formidables et totalement dévoués à la cause animale, ne baissent pas les bras. Ils considèrent que c’est leur devoir d’humain de protéger et préserver le bien-être de nos amis les bêtes.


    Comment adopter?

    La procédure est simple, il suffit d’un coup de téléphone et d’une visite sur place. Elise Baron, bénévole au sein de l’Union marocaine de protection des animaux (UMPA) précise qu’ils n’acceptent pas les animaux agressifs.Certains critères sont requis pour pouvoir adopter un animal. Les membres de l’association s’assurent que l’acte ne répond pas à un simple caprice. Car prendre soin d’un animal engendre beaucoup de contraintes et d’abnégation. L’adopteur reçoit un questionnaire et l’on contrôle son attitude vis à vis de l’animal. L’association effectue également un contrôle pour s’assurer que ce dernier n’est pas maltraité. Elle signe par la suite une feuille d’adoption.Sara BADI

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