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    Economie

    L'UE tient à sa politique de bon voisinage

    Par L'Economiste | Edition N°:2433 Le 29/12/2006 | Partager

    . Un séminaire organisé à Bruxelles et Malte au profit des journalistes . La promotion intensifiée en 2007 . 12 milliards d’euros alloués aux programmes 2007-2013TOUS les jours, les nouvelles qui viennent du détroit de Gibraltar ou du côté de l’île de Lampédusa apportent leur lot de malheurs et de détresse. Des centaines, voire des milliers d’immigrants illégaux continuent à braver le danger, à risquer leur vie. Maghrébins ou Subsahariens, ils tentent tous de gagner le continent européen dans l’espoir d’une vie meilleure. La situation est préoccupante. A tous les niveaux et des deux côtés de la Méditerranée. D’une part, les pays émetteurs qui ne savent plus quelle attitude adopter et, d’autre part, les pays «receveurs». Quand, durant l’été 2005, des hordes de Subsahariens s’étaient jetés sur les grilles protégeant l’enclave espagnole de Melilia, les ONG internationales n’avaient pas hésité à tirer à boulets rouges sur les autorités marocaines sur la façon dont elles avaient géré la crise. Aussi, la situation est ambiguë: les proches voisins de l’Europe sont vraiment assis entre deux chaises. Mais L’Union des 27 multiplie ses actions pour convaincre. D’ailleurs, 2007 sera l’année de promotion et de renforcement de sa politique de voisinage (PEV). Du moins, c’est le vœu de la présidence allemande. Cependant, «voisins différents, relations différentes». C’est ainsi que l’on pourrait résumer comment l’Union européenne considère cette PEV. Car, il y a les bons élèves et ceux qui se font tirer l’oreille. Mais, dans tous les cas, l’UE intensifie ses programmes pour séduire encore plus ses voisins à l’est et au sud. «L’objectif est de travailler ensemble pour appuyer les processus de réformes de nos partenaires», indique Mary Teresa Moran, coordinatrice PEV (politique européenne de voisinage) et directrice générale des relations extérieures. Ceci à l’occasion d’un séminaire organisé, à Bruxelles et Malte du 12 au 17 décembre, par le Centre européen de journalisme au profit de journalistes maghrébins et européens du sud et de l’est. En tout, une quinzaine de personnes venues du Portugal, d’Italie, de République tchèque, d’Hongrie, de Lituanie, de Slovenie, de Tunisie, d’Algérie et du Maroc. Selon Emma Edwin, porte-parole du commissaire aux relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, il s’agit aujourd’hui de se concentrer sur les domaines présentant un intérêt mutuel. Dans le détail, les contacts interpersonnels, l’approfondissement des relations commerciales et le renforcement de la coopération en matière d’énergie. Migrations, promotion de la paix, stabilité et prospérité économique et visas sont également au programme. En clair, il s’agit tant à l’est qu’au sud d’offrir une perspective d’intégration commerciale et économique dans l’Union européenne. L’objectif aussi, selon Emma Edwin, est d’aller au-delà du simple libre-échange de biens et de services. Pour cela, la Commission propose d’améliorer sensiblement les procédures de visa pour certaines catégories de visiteurs (étudiants et chercheurs, hommes d’affaires et fonctionnaires, ONG et journalistes notamment).En tout cas, la promesse en cette fin d’année est de soutenir encore plus les travaux des pays partenaires qui ont accompli le plus de progrès dans la mise en œuvre de leurs plans d’action. A noter que seuls sept d’entre eux ont respecté leurs engagements. Le Maroc en fait partie. De fait, pour les autorités marocaines, l’arrimage à l’Europe est un choix stratégique et le plan d’action constitue un point d’ancrage pour les réformes.Pour la période 2007-2013, le budget prévu pour les partenaires PEV sera de 12 milliards d’euros, soit 32% de plus, en termes réels, que sur la période correspondant à l’exercice précédent. Par ailleurs, la Commission européenne propose de créer un fonds d’investissements en faveur de la PEV auquel les Etats membres sont aussi invités à participer. Cela permettra de mobiliser des prêts supplémentaires, notamment auprès de la BEI et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. La contribution du budget communautaire sera de 700 millions d’euros. Par ailleurs, la Commission propose de consacrer 300 millions d’euros à une facilité «gouvernance».


    Le cas maltais

    Malte est une île de 316 km2. Sa population est de 396.000 habitants. Entrée dans l’Union européenne en 2004, celle-ci est aujourd’hui confrontée à un gros problème d’immigration et de demandeurs d’asile. Il s’agit essentiellement de ressortissants issus de la corne de l’Afrique (Somalie, Ethiopie, Erythrée) et qui ont transité, en général, par la Libye.Le dernier rapport d’Amnesty international dénonce les conditions d’accueil des centres de détention administrés par la police et les forces armées. Les demandeurs d’asile sont en effet automatiquement détenus jusqu’au terme de la procédure de détermination du statut de réfugié ou jusqu’au retour au pays d’origine. La société civile s’est mobilisée et, aujourd’hui, des centres plus humains, gérés par des bénévoles, permettent d’accueillir les personnes ayant bénéficié d’un «accord de principe» pour le statut de réfugié. Seulement, ces centres sont dotés de peu de moyens et bénéficient seulement de la générosité de bienfaiteurs. Actuellement, le gouvernement maltais compte sur l’appui de ses partenaires européens pour l’aider à régler la situation. Il réclame plus de fonds pour gérer la question de l’immigration. Mais il n’est en aucun cas question pour Malte de régulariser et d’accueillir de nouvelles populations sur son minuscule sol.


    Un centre européen des visas

    LE Maroc a été choisi pour abriter un projet-pilote de centre commun de traitement des visas européens. Comment ça marche?Les demandes de visas seront centralisées dans ce centre. C’est-à-dire, quelle que soit la destination du demandeur, ce dernier devra y déposer son dossier. L’objectif, selon une source européenne, est d’éviter des démarches inutiles auprès des différentes représentations diplomatiques européennes, d’alléger les services consulaires et, surtout, de prévenir des rejets de dossiers à des personnes potentiellement aptes à bénéficier d’un visa. L’expérience devrait démarrer courant 2007.De notre envoyée spéciale à Bruxelles et Malte, Fatima EL OUAFI

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