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L'UE favorise l'accès des médicaments à bas prix aux PVD

Par L'Economiste | Edition N°:1527 Le 28/05/2003 | Partager

. Les médicaments visés concernent pour l'instant le sida, la tuberculose et le paludisme. Leur réimportation sera interditeL'UE a adopté lundi 26 mai une nouvelle législation pour favoriser l'accès des pays pauvres aux médicaments à bas prix, en empêchant leur réimportation illégale dans l'UE. L'idée est d'inciter les fabricants à vendre davantage dans les pays en voie de développement, tout en leur assurant le maintien dans l'UE de prix supérieurs. «Il faut que ces médicaments vendus par l'industrie pharmaceutique à prix cassés restent dans les pays pauvres et ne soient pas réimportés vers les pays riches», a expliqué Pascal Lamy, commissaire européen au Commerce devant la presse à Bruxelles. Les médicaments visés par ce système concernent pour l'instant le sida, la tuberculose et le paludisme. Mais la liste pourrait être étendue ultérieurement. Les produits concernés doivent bénéficier d'un rabais d'au moins 75% sur le prix de vente moyen pratiqué dans les pays de l'OCDE ou être vendus à leur coût de production majoré de 15%. Ils pourront désormais, à la demande des fabricants, être assortis d'un logo (un caducée entouré de 12 étoiles) permettant aux douanes de les repérer et empêcher leur retour dans l'UE. Soixante-seize pays tiers pourront bénéficier de ces exportations «à prix cassés», l'UE ayant souhaité que le règlement couvre notamment l'ensemble de l'Afrique subsaharienne, a précisé Lamy. . Politique d'aide au développementLe commissaire a reconnu que la mesure adoptée lundi par les Quinze ne suffirait pas à elle seule à résoudre le problème de l'accès des pays les plus pauvres aux médicaments. «Quel que soit le mécanisme» de prix différenciés, certains pays ne pourront toujours pas se «payer des traitements antisida», a-t-il affirmé, citant le cas de la Zambie où le budget de la santé est d'environ un euro par habitant et par an. D'où, selon lui, la nécessité de mener en parallèle une politique d'aide au développement. L'initiative prise lundi dernier par l'UE est également distincte du débat actuel au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sur l'accès des pays pauvres à des médicaments à bas prix, a-t-il souligné. Les négociations à l'OMC sont bloquées depuis décembre, les Etats-Unis refusant un compromis qui accorderait des exemptions aux pays pauvres dépourvus d'industrie pharmaceutique, leur permettant d'importer des médicaments génériques destinés à lutter contre les pandémies. Au cours de sa conférence de presse, Lamy a en outre vigoureusement réfuté les accusations portées la semaine dernière contre la politique européenne en matière d'OGM. Le Président américain, George W. Bush, a notamment estimé qu'elle était un obstacle à la lutte contre la famine en Afrique. «C'est une chose de ne pas avoir le même sentiment sur le niveau de précaution qu'il faut avoir en matière d'OGM, nous avons un sentiment qui est plus précautionneux que celui des Américains en la matière», a commenté Lamy. Mais «accuser par exemple l'UE d'affamer le tiers-monde parce que nous ne les gavons pas de surplus d'OGM ou d'utiliser ce genre d'argument, là, clairement, ça va beaucoup trop loin, c'est carrément inadmissible», a-t-il déclaré. Synthèse L'Economiste

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