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    LPEE-ONEP: Un labo pour le matériel plastique

    Par L'Economiste | Edition N°:421 Le 13/01/1999 | Partager

    Après trois ans de négociations, le Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes et l'ONEP ont signé une convention de partenariat. Objectif: mettre en place une unité de contrôle des matériaux plastiques.

    Un laboratoire de contrôle des matériaux en plastique de canalisation de l'eau potable verra le jour dans moins d'un an. L'idée est ingénieuse, puisqu'elle va combler un vide à ce niveau: le Laboratoire Public d'Essais d'Etudes (LPEE) assurait, et assure toujours, le contrôle de presque 80% des matériaux en diverses matières à l'exception de celles en plastique.
    Le LPEE s'est mis au travail pour mettre sur pied un projet dans ce sens. Il lui a fallu trois ans d'étude, de prospection et surtout de négociation avec son partenaire, l'Office National de l'Eau Potable (ONEP).
    Le projet est enfin finalisé, Une convention de partenariat a été signée, le cahier des charges établi et un appel d'offres international sera lancé incessamment.
    L'idée d'un laboratoire pour veiller au respect des normes internationales surtout, en matière de plastique, a pris forme "lorsqu'on a commencé à parler de transfert de technologie dans cette branche d'industrie", souligne M. Abdeslam Charef, directeur du Centre d'Etudes des Matériaux au LPEE. Et d'ajouter: "Nous avons présenté le projet à différents acteurs, mais malheureusement personne n'a voulu marcher avec nous''.
    Même la ligne de crédit MEDA a été essayée, mais le projet n'a pas été retenu. Seul l'ONEP a pris partie au projet en le finançant à hauteur de 50%, l'autre moitié étant prise en charge par le laboratoire lui-même.
    "Ce n'est pas un don'', précise M. Charef. Le financement obtenu sera restitué en prestation de service dont bénéficierait l'ONEP. Ce dernier est, en effet, l'un des plus grands utilisateurs de la tuyauterie en plastique. Selon M. Charef, Il le sera davantage dans le cadre du programme de desserte du monde rural en eau potable. C'est un chantier important rendu abordable grâce aux matières plastiques. La qualité de l'eau qui sera acheminée doit être sauvegardée d'où la nécessité du contrôle technique que le LPEE assurera.
    L'enveloppe globale de l'investissement se chiffre à 15 millions de DH. L'essentiel de cette enveloppe sera destiné à l'acquisition des équipements. Le reste couvrira la formation du personnel (de 5 à 10%) et la maintenance du matériel (10% du montant global). Le laboratoire contrôlera la fiabilité des tuyaux, des raccords, des adhésifs et de tous les matériaux qui seront en contact avec l'eau potable. "C'est pratiquement quatre laboratoires en un seul", souligne M. Charef. Une précision s'impose toutefois. Une partie de l'investissement sera consacrée à l'acquisition de matériels destinés au contrôle de matériaux en plastique utilisés dans l'agriculture sous serre. Il s'agit d'un fil en plastique importé ou fabriqué localement. "La vague de chaleur qu'a connue la région d'Agadir, il y a quatre ans, a endommagé des récoltes sous serre. Le défaut de qualité des matériaux en plastique utilisés en est la cause", affirme M. Charef. Le contrôle de fiabilité de ce fil s'impose donc pour éviter de telles pertes. Les associations d'agriculteurs et des exportateurs sont, selon ce dernier, favorables à l'idée du contrôle et "nous avons même lancé une étude sur la fiabilité des fils en plastique", précise-t-il.
    Il faut souligner, par ailleurs, que le contrôle technique n'est pas obligatoire. Même les matériaux qui touchent à la sécurité et à la santé ne sont pas soumis à ce contrôle. M. Charef propose qu'avec la concertation des parties concernées, le Ministère des Travaux Publics, le Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat et les fabricants, l'obligation de se soumettre au contrôle technique peut être imposée par les textes.

    Khalid TRITKI

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