International

L'Otan se débat dans le bourbier Afghan

Par L'Economiste | Edition N°:2411 Le 29/11/2006 | Partager

. Le secrétaire général réclame des renforts aux alliés   LE secrétaire général de l’Otan, Jaap de Hoop Scheffer, a fustigé, le 28 novembre à Riga, l’incapacité des alliés à fournir les renforts nécessaires face aux talibans. Une critique qui marque le début du sommet de l’Alliance largement consacré à la détérioration de la situation en Afghanistan. «Il n’est pas acceptable que notre mission dans le Sud manque toujours de 20% de ses effectifs nécessaires», a-t-il déclaré. L’Otan a pris en 2003 en Afghanistan la tête d’une Force internationale d’assistance à la sécurité (Isaf) mandatée par l’ONU. Elle regroupe 32.000 soldats de 37 pays, dont les 26 pays alliés, pour appuyer le gouvernement de Hamid Karzai. Depuis cet été, l’Otan s’est heurté dans le Sud à une résistance plus forte qu’anticipée des talibans, qui avaient été chassés du pouvoir à la fin 2001. Les attaques et les attentats attribués aux talibans ont déjà fait 3.700 morts cette année, soit quatre fois plus qu’en 2005. En septembre, le commandant en chef allié, le général américain James Jones, a demandé l’envoi par les alliés d’un bataillon de réserve, promis mais jamais fourni, soit quelque 2.500 troupes supplémentaires.Depuis, la Pologne a promis d’envoyer un millier d’hommes en février et mars 2007, mais il reste à fournir les hélicoptères d’attaque, ainsi que les moyens logistiques et de transmission correspondants. Hoop Scheffer a également renouvelé auprès des pays alliés sa demande de lever les restrictions à l’usage de leurs forces. Les appels à la France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne -dont les troupes opèrent dans des régions relativement calmes- se sont faits de plus en plus pressants ces derniers mois. Alors que quelque 10.000 soldats canadiens, britanniques, australiens et néerlandais sont engagés dans de violents combats dans le Sud. Par ailleurs, la communauté internationale est compliquée par l’explosion du trafic de drogue. Mais aussi de l’inefficacité de la police et de l’administration afghanes qui sont taxées de corrompues.Synthèse L’Economiste

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