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    Lorsque l’école loge, nourrit et blanchit

    Par L'Economiste | Edition N°:2082 Le 09/08/2005 | Partager

    . Budget revu à la hausse pour les cantines et les internats . Un véritable coup de pouce pour la généralisation de l’enseignement . Mais encore des difficultés de taille LE taux de scolarisation des jeunes, enjeu s’il en est pour le gouvernement, pourrait bien se trouver propulsé par les nouvelles mesures d’appui social concernant les internats et les cantines. Un arrêté conjoint des ministères de l’Education nationale et des Finances, paru dans le Bulletin officiel du 7 juillet, revoit en effet à la hausse le budget trimestriel consacré aux internes et demi-pensionnaires. A compter de la prochaine rentrée scolaire, le budget alloué aux cantines atteindra 350 dirhams par élève et par trimestre -au lieu de 264 dirhams précédemment-, et 700 dirhams -au lieu de 585- seront alloués par élève et par trimestre pour l’hébergement.Cette mesure aura concrètement pour effet d’améliorer le quotidien des écoliers, collégiens et lycéens bénéficiant de l’appui social. «Avec moins de six dirhams consacrés par jour à un élève interne, affirme Mohamed Lhafi, directeur de l’Académie dans la région de Casablanca, les conditions étaient réellement difficiles. Aides Sociales et fréquentationAvec la réévaluation du budget, nous envisageons par exemple la commande de yaourts pour les cantines scolaires». La conséquence espérée de la réévaluation tient évidemment dans l’objectif de généralisation de l’enseignement. Dans un rapport de 2003 sur le développement humain au Maroc, le PNUD insistait sur le lien ténu entre la densité des aides sociales et la fréquentation des écoles. «C’est très simple, explique Lhafi, lorsque les enfants ont la possibilité de prendre leur repas quotidiennement à l’école, en particulier dans les zones rurales où les domiciles sont éloignés du lieu d’enseignement, les salles de classe sont toujours combles». Avant la réforme de l’éducation, le déjeuner n’était fourni aux élèves que 90 jours par an, de novembre à janvier, période jugée «difficile». Selon le même rapport, la scolarisation des enfants de 6 à 11 ans a progressé de 79% en 1999-2000 à 92% en 2002-2003. Les repas gratuits dans les établissements ne sont pas, à eux seuls, la raison de ce succès, ils n’y sont pas pour rien non plus, et il est probable que la réévaluation récente des budgets donnera un coup de pouce à la généralisation de l’enseignement, en vue notamment de l’objectif d’un taux zéro d’analphabétisme en 2015 –l’objectif intermédiaire de la charte signée avec le PNUD est de 80% d’alphabétisation en 2008.Une chose est claire cependant: rien n’est gagné d’avance. En dépit de cet effort consenti par le gouvernement, l’aide sociale aux élèves du primaire et du secondaire pâtit encore de fortes lacunes, qui constitueront autant d’entraves à la réalisation de cet objectif. Entre autres; la couverture encore faible des campagnes par les collèges et les internats.Les difficultés sont-elles alors endogènes au système scolaire marocain? Le responsable académique réfute en bloc cette hypothèse. «La généralisation de l’enseignement tiendra en grande partie à l’évolution des mentalités, surtout à la campagne».A Casablanca par exemple, ajoute-t-il, les lycéennes d’origine rurale ont la possibilité d’être gratuitement logées à l’internat, où elles bénéficient de repas et de conditions de travail très favorables. «Ce n’est donc pas une question financière pour les parents. Lorsqu’ils refusent d’envoyer leurs filles, c’est parce qu’ils désirent les marier le plus tôt possible». Quoi qu’il en soit, la réforme du système scolaire ne saurait se passer d’une campagne d’information efficace où la société civile a un grand rôle à jouer.Amel HAFID (journaliste stagiaire)

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