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    Lors d'un débat à la CFCIM : L'ONE réitère son appel à l'économie d'énergie

    Par L'Economiste | Edition N°:75 Le 15/04/1993 | Partager

    Le déficit de l'énergie persiste. L'ONE fait appel à la "bonne volonté des industriels pour s'autodiscipliner". Elle leur demande une réduction de 20 à 25% de leur activité du coucher du soleil à 22 heures. En parallèle, un programme à moyen et long termes est prévu pour résorber ce déficit.

    Les industriels ont été encore une fois mis en cause par l'ONE lors d'une séance mensuelle de la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc. Ils constituent 70% de la consommation nationale.

    M. Mekki Berrada, directeur général adjoint de l'ONE, a demandé avec insistance aux industriels présents de contribuer à l'effort national d'économie d'énergie. Il souhaite une réduction de 20 à 25% de leur consommation d'électricité du coucher du soleil à 22 heures. En effet, l'énergie n'étant pas stockable elle est tributaire de la demande en temps réel.

    Cette demande subit de très fortes variations journalières, dont la répartition est la suivante:
    - de 7 heures du matin au coucher du soleil: heures pleines,
    - du coucher du soleil à 22 heures: heures de pointe. En plus de l'activité industrielle qui se poursuit, s'ajoute la demande des ménages et de l'éclairage public,
    - 22 heures à 7 heures: heures creuses.

    L'ONE estime que si une gestion rigoureuse de ces pointes horaires était réalisée, les coupures d'électricité pourraient être évitées.

    Usage des groupes hors coupures

    Conscient du fait que les industriels sont eux-mêmes tributaires des conditions externes, MM. Mekki Berrada et Sekkaki, directeur de la production à l'ONE, ont proposé d'autres solutions. La mise en place de groupes électrogènes peut limiter la dépendance des industriels à l'égard de l'ONE. Mais l'Office souhaite que ces groupes ne fonctionnent pas seulement en cas de coupures d'électricité, mais également aux heures de pointe. Tout en évitant le gaspillage de la vapeur les unités de cogénération contribueront à des économies d'énergie notables. Toutefois, I'ONE s'oppose à considérer ces unités comme des producteurs d'électricité. L'énergie produite doit servir à leur propre besoin. En cas d'excédent involontaire, I'ONE se propose de le racheter mais à son coût de production.

    Dans l'immédiat, l'action sera aussi axée sur le reste des consommateurs . Elle se manifestera par une vaste campagne publicitaire dont les supports principaux seront la T.V., la radio et la presse. Cette campagne devra être lancée incessamment. Elle vise à sensibiliser les abonnés sur la nécessité de s'autodiscipliner aux heures de pointes.

    Substitut hydraulique

    Par ailleurs, l'ONE confirme qu'il entend limiter sa dépendance à l'égard de l'énergie hydraulique. Durant la dernière période de sécheresse, l'Office avait pallié au manque d'eau des barrages en y substituant des unités thermiques. Pour l'heure, l'eau des barrages est attribuée en priorité à l'irrigation. Le parc hydraulique représentant 1/3 de puissance installée est quasiment à l'arrêt. A terme, la solution se trouve dans les investissements. Une enveloppe de 20,5 milliards de Dirhams a été arrêtée pour l'équipement de l'ONE en moyen de production supplémentaire. L'action à court terme se porte sur la construction de 2 turbines à gaz, l'une à Tétouan pour début 1994 et l'autre à Tit Mellil pour fin 1993. Le coût de l'équipement de chacune des turbines est de l'ordre d'un milliard de Dirhams.

    A moyen terme, I'ONE ferait face à une augmentation de la demande par la réalisation:
    - D'une part, des deux premières tranches de la centrale thermique de Jorf Lasfar, qui sera opérationnelle début 1995. Les dépenses pour cette installation s'élèvent à 7 milliards de Dirhams;
    - d'autre part, de l'usine hydroélectrique de Matmata, qui sera mise en service fin 1994 et dont le coût s'élève à 2,5 milliards de Dirhams, hors le réaménagement de la galerie. L'effort à long terme se poursuivra avec la concrétisation du projet de réalisation du câble sous marin pour le raccordement des réseaux électriques marocain et espagnol. Le financement sera supporté par chacun des deux pays. Ce train de mesures structurelles a été mis en place pour pallier à la croissance de la demande de consommation d'énergie. Pour suivre cette augmentation, la production s'est élevée de 7% l'an en moyenne sur les dix dernières années. Durant l'année 1992, cette production a été de 10 milliards et 54 millions de kWh. L'ONE prévoit une production de 20 milliards pour l'an 2002 le double de tous les dix ans.

    * Le parc énergétique se compose pour les 2/3 de centrales thermiques et pour 1/3 de centrales hydrauliques en puissance installée.
    - 22 centrales hydrauliques
    - 4 centrales thermiques à vapeur
    - 6 centrales thermiques à gaz
    - 18 centrales thermiques diesel.

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