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Economie

L'Oriental s’offre un plan industriel

Par L'Economiste | Edition N°:2647 Le 08/11/2007 | Partager

. Résultat de l’étude stratégique menée par Ernst & Young. Mettre en place un pôle complémentaire de Tanger Med. Investissements à générer: plus de 3 milliards de DHLe défi est de taille. Constituer une plateforme, MedEst, complémentaire de Tanger Med. En substance, c’est l’objectif du programme de développement industriel, piloté par l’Agence pour la promotion et le développement de l’Oriental. Le PDIRO (Programme de développement industriel dans la région de l’Oriental), résultat d’une étude stratégique confiée au cabinet Ernst & Young, répond ainsi à l’initiative du Souverain pour le développement de cette région. Selon cette étude dont L’Economiste s’est procuré une copie, «le PDIRO induit la mise en œuvre d’une offre d’accueil des investissements des entreprises et la stimulation de la demande autour de cette offre». Pour cela, «les investissements directs étrangers sont particulièrement visés», précise Mohamed Mbarki, directeur général de l’Agence de l’Oriental. Mbarki reste convaincu que la territorialisation du plan Emergence n’est pas un vain mot. De fait, la constitution du pôle MedEst dont on dit volontiers «complémentaire à l’offre Tanger Med» trouve sa cohérence logique avec les autres axes forts du développement de la région notamment dans celui des infrastructures lourdes (autoroute Fès-Oujda, rocade méditerranéenne, voie ferrée Taourirt-Nador…). Il y a eu aussi le programme de requalification urbaine, la mise à niveau des services publics, sanitaires et sociaux, et plus globalement de l’ensemble des facteurs d’attractivité de la région. Mais aussi toute la démarche de valorisation économique endogène, à l’exemple du développement touristique par la station de Saïdia.Les nouvelles orientations et atouts stratégiques, mis en exergue par l’étude d’Ernst & Young, placent le PDIRO dans les orientations stratégiques du Royaume, en s’appuyant sur les mêmes leviers de développement que le plan Emergence. On ne change pas une méthode qui marche, diriez-vous. Elle passe par le renforcement des facteurs de compétitivité de façon générale, l’aménagement du territoire et le développement de l’offre d’accueil. Dès lors, le PDIRO engage la responsabilité de tous les responsables de la région. Car il exige, pour sa réussite, une mise en place de dispositifs de promotion adaptée de la destination, tout en développant les leviers financiers qui vont avec. L’étude prospective évalue à plus de 3 milliards de DH le flux d’investissement à générer par le seul aménagement des sites dont 2,9 pour la construction hors et in site. La viabilisation engloutira 575 millions de DH et devrait permettre la création de 6.000 emplois directs durant cette phase. Celle d’exploitation, 20.000.. Jouer sur la corde de ses atouts naturelsA l’instar des autres destinations pour les IDE surtout, l’Oriental cadre son offre industrielle sur des filières d’excellence notamment l’offshoring, l’automobile, l’électronique, la sous-traitance industrielle, l’agroalimentaire, la transformation des produits de la mer et l’artisanat. Pour attirer les donneurs d’ordre, la task force de la région entend jouer sur la corde de ses atouts naturels et ceux du royaume. La proximité des marchés européens, la stabilité politique et sociale, le faible niveau des charges patronales et coûts salariaux, la maîtrise des langues étrangères, la qualité de vie et la sécurité, la qualité et l’offre des infrastructures des télécommunications, la disponibilité du foncier et la compétitivité des prix pratiqués sont autant d’arguments.Un ensemble de mesures d’accompagnement destinées aux investisseurs que la région de l’Oriental définira pour les décliner dans «un plan de communication d’envergure», road show, processus de placement, plans d’action... promet-on. Le tout est d’«installer l’Oriental au cœur du triangle Casablanca-Alger-Espagne», donc UE. Rien que ça.


L’agro à Berkane, les services à Oujda

Le programme de développement industriel est une territorialisation des principes du plan Emergence. Les filières stratégiques identifiées par l’étude vont être adossées à des moteurs de croissance au plan régional sur fond d’un dispositif de mesures d’accompagnement, de promotion et d’incitation (plan d’action, formation…). Les filières prioritaires sont l’agro-industrie, l’offshoring et la logistique. Ce faisant, le programme implique le développement de zones franches d’exportations orientées vers la sous-traitance industrielle destinées aux marchés européens, conformes aux standards internationaux. Berkane accueillera l’agro-alimentaire, Oujda le tertiaire. Du croisement entre les différentes filières stratégiques et l’offre potentielle, se dégagent les sites prioritaires. La zone franche logistique intraportuaire de Selouane sera affectée à la filière Port et Logistique, les deux parcs industriels (Boughriba et Selouane) dans les filières industrielles et agro-alimentaires et les services et activités connexes au tourisme dans la technopôle d’Oujda.


Effets de levier: Saïdia et Sodea-Sogeta

«Faire de Nador la seconde porte d’entrée méditerranéenne du Royaume». Les enjeux et (re)positionnement régionaux semblent devenir autrement plus importants depuis le processus de régionalisation. Comme les autres régions qui entendent compter dans l’offre d’accueil Maroc, l’Oriental va mener une série d’études (diagnostic sur l’offre et la demande et analyse des critères d’implantation des entreprises, plan de prospection et argumentation…). Les 4 moteurs d’appui à la stratégie du PDIRO restent sans conteste les impacts de la station de Saïdia et les programmes d’investissement des adjudicataires des terres de Sodea et Sogeta. Bachir THIAM

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