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    Entreprise Internationale

    L'OPV d'Endesa fait un tabac à la Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    Une semaine et demie après son lancement, la plus grande offre publique de vente (OPV) jamais réalisée en Espagne se solde par un véritable succès, surtout pour la tranche réservée aux particuliers.


    Dès les premiers jours de mise en vente, les petits investisseurs espagnols ont acheté des actions pour une valeur de près d'un milliard de Pesetas (100P=6,45DH), soit pratiquement le double de l'offre initialement prévue.
    La privatisation de cette compagnie semi-publique a commencé sous le précédent gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez, laissant quelque 66,8% sous contrôle de l'Etat. L'actuel Premier ministre néo-libéral José Maria Aznar a décidé de la privatiser entièrement. Cette nouvelle opération fait partie du «plan stratégique de privatisation» adopté en juin 1996 par le nouveau gouvernement Aznar pour réduire le déficit public et accéder à l'Euro.
    Premier fournisseur d'électricité en Espagne, Endesa est aussi l'une des plus bénéficiaire d'Espagne. Ce groupe semi-public, qui emploie 24.500 personnes, a dégagé en 1996 un bénéfice net de quelque 165 milliards de pesetas, contrôle 47% de la production d'électricité en Espagne et 43% de la distribution.

    Depuis que Rodolf Martin Villa a accédé à sa présidence, Endesa a inauguré une période d'expansion géographique et de diversification en services. Ancien ministre de l'Intérieur à l'époque de la transition, M. Martin Villa est passé expert dans les affaires difficiles et délicates.
    Endesa est d'abord partie à la conquête de l'Amérique du Sud. En août, elle a racheté 29% du capital de Enersis, la compagnie électrique chilienne et holding-leader dans la région, implantée surtout en Argentine, Pérou, Brésil et Colombie. D'ici 2004, Endesa espère voir un quart de ses bénéfices (20-24%) venir de l'extérieur.
    Son objectif en Espagne est, par ailleurs, de devenir une compagnie «multiservice» comprenant non seulement la production et la distribution d'énergie -électricité et gaz- mais aussi une présence dans le secteur des télécoms.
    Cette année, elle a pris le contrôle, avec la STET (compagnie des téléphones italiens) du deuxième opérateur de télépho¡nie de base en Espagne, Retevision.

    Plan de privatisation


    D'après le programme de l'offre publique de vente (OPV), 57,5% des actions sont destinées aux petits porteurs, dont 15,5% aux salariés de l'entreprise qui bénéficieront d'un tarif préférentiel de 10% inférieur au prix établi.
    Les 42,5% restants sont attribuées aux investisseurs institutionnels dont 10% de l'OPV aux Espagnols qui ont commencé à effectuer leurs demandes à partir du 30 septembre. Les 32,5% restants sont réservées aux investisseurs internationaux.
    Les petits porteurs ont jusqu'au 13 octobre pour formuler leurs ordres d'achat -date à laquelle sera fixé le prix maximum de l'action. Ils ont ensuite jusqu'au 16 octobre pour revenir sur leur demande, et le prix définitif sera annoncé le 20 octobre, soit la veille du placement en bourse de la participation en vente. La participation minimale placée en bourse porte sur 25% du capital, mais elle pourrait monter jusqu'à 35%, selon l'intérêt du marché.

    En bourse, le titre de Endesa a gagné plus de 30% depuis le début de l'année, à un moment où la Bourse madrilène vit une période d'euphorie. Selon de nombreux analystes, le prix pourrait enregistrer une revalorisation de 20%. Selon ces analystes financiers, l'action Endesa serait surtout un bon placement à moyen terme.
    Avec cette nouvelle privatisation, le gouvernement va largement dépasser les prévisions faites pour 1998. Ces prévisions seront dépassées: la vente de Telefonica en février a déjà rapporté plusieurs milliards de pesetas. Après la cession de 10% de gaz naturel en novembre 96, la dernière participation de Telephonica a été vendue cette année, de même que des participations publiques dans Repsol (carburants), Enagaz ou Retevision. Pour 1998, seront totalement privatisés Endesa, le groupe bancaire Argentaria, la Cie d'Etat Tabacalera, les duty free shops Adeasa. Et 10% du capital de Iberia sera mis en vente. Gauche et syndicat critiquent fortement ces privatisations accélérées et dénoncent le «bradage du secteur public».

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