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Economie Internationale

L'OPEP veut doper les cours du brut

Par L'Economiste | Edition N°:65 Le 04/02/1993 | Partager

Le président de l'OPEP, le vénézuélien Alirio Parra, a effectué une tournée auprès des principaux membres de l'Organisation, afin de trouver un consensus sur une baisse de la production, avant la prochaine réunion. Celle-ci doit se tenir le 13 courant à Vienne.

A l'exception du Koweït qui a demandé à ne pas s'associer à la limitation de l'extraction, invoquant la nécessité de financer sa reconstruction, tous les membres consultés semblent d'accord sur le principe.

L'Arabie Saoudite, dont le quota est fixé à 8,389 millions de barils par jour (Mbj), s'est déclarée favorable à une réduction de 1 Mbj du plafond de production actuel, soit 24,582 Mbj. L'Iran, en affirmant qu'une baisse de 10% de la production permettrait d'augmenter de 20% les cours, invite tous les pays de L'OPEP à "auto-limiter leur débit". "En vue de sauvegarder l'unité et la cohésion du cartel", le Qatar, de son côté, est également prêt à coopérer.

En 1992, le prix du pétrole se maintenait à la baisse en raison de l'importance de l'offre. En effet, la production de l'OPEP a atteint en 1992 son niveau le plus haut depuis douze ans. Celle-ci représente une moyenne de 24,4 millions de barils par jour. soit une progression de 4,5% par rapport au débit de 1991, selon l'hebdomadaire spécialisé Pétrostratégies.

La plupart des pays membres de l'Organisation font tourner leurs puits à un niveau qui tend vers celui de la pleine capacité.

L'Arabie Saoudite, qui compte faire passer sa production à 9 millions de barils par jour cette année, a extrait, en 1992, 8,36 millions de barils par jour, contre 8,11 un an plus tôt. Le débit koweïtien s'est également accru, passant de 193.000 barils par jour en 1991 à 960.000 en 1992.

Hormis la Libye, le Venezuela, les Emirats Arabes Unis et l'Indonésie qui ont vu leur extraction diminuer, les autres pays producteurs (Equateur, Algérie, Qatar...) ont augmenté leur production.

La progression de la production de l'OPEP n'a pas permis de pousser à la hausse les cours du brut. Sans l'embargo des Nations Unies contre l'Irak et la chute de la production russe, l'effondrement des cours n'aurait pu être évité. En recul de 6,5% en 1990 et de 11% en 1991, la production russe est en effet tombée à 7,92 millions de barils par jour, en baisse de 14%.

Synthèse réalisée par Hakima EL MARIKY

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