×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

L'Onu condamne l’attaque contre la FINUL

Par L'Economiste | Edition N°:2328 Le 27/07/2006 | Partager

. Israël sur le pied de guerre, la trêve toujours en suspens . L’échange de prisonniers, condition libanaise . Aide record saoudienne de 1,5 milliard de dollarsIsraël va maintenir ses objectifs dans sa campagne contre le Hezbollah au Liban, a indiqué, le 26 juillet, le président de la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la défense, Tsahi Hanegbi. Le gouvernement d’Ehud Olmert continue ainsi d’appuyer la campagne menée par Tsahal au Liban. Cette déclaration intervient alors qu’une conférence internationale pour le Liban s’est tenue le 26 juillet à Rome afin d’obtenir un cessez-le-feu. Elle a réuni quinze pays et de grandes organisations comme l’ONU et l’Union européenne. Paris a présenté, le 26 juillet à Rome, un «plan» pour mettre fin à la crise israélo-libanaise. Ce projet, centré sur un «accord politique» entre les protagonistes, pourrait faire l’objet d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. L’accord politique serait un préalable au déploiement d’une force internationale pour garantir la sécurité au Liban sud. Le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, a demandé quant à lui un échange de prisonniers entre Israël et le Liban sous les auspices du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Pour sa part, le ministre italien des Affaires étrangères Massimo D’alema a réclamé une conférence urgente des donateurs pour la reconstruction du Liban. Le ministre, qui est coprésident avec la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice de la réunion internationale organisée dans la capitale italienne, a estimé «qu’une coordination étroite entre l’ONU, l’Union européenne, les Etats-Unis et les organisations internationales» était indispensable pour acheminer l’aide alimentaire à la population libanaise. Plusieurs pays, notamment l’Arabie saoudite a accordé une aide record de 1,5 milliard de dollars au Liban. L’aide la plus importante jamais octroyée par le royaume à un seul pays. Quant à la Commission européenne, elle a annoncé le 26 juillet la mobilisation de 40 millions d’euros d’aide humanitaire supplémentaire en faveur du Liban, soit au total une aide de 50 millions. Les Etats-Unis avaient annoncé une aide humanitaire de 30 millions de dollars. tandis que les dégats subis jusqu’à présent par le Liban sont évalués à 2 milliards de dollars. Par ailleurs, la mort de quatre observateurs de l’ONU dans un raid israélien au Liban sud a provoqué une série de condamnations de la part de la communauté internationale. Israël est déjà très critiqué pour les victimes civiles de sa guerre. Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a déclaré que le bombardement israélien «visait délibérément» une position de l’Onu. Les participants à la conférence de Rome ont d’ailleurs observé une minute de silence à la mémoire des quatre observateurs de l’Onu. La Chine, qui a perdu un homme dans l’incident, a fermement condamné le raid israélien. Elle a même convoqué l’ambassadeur d’Israël à Pékin pour demander «des excuses». Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a exprimé ses «profonds regrets». Mais il a aussi regretté que l’Onu l’ait qualifié d’acte délibéré. Il compte ordonner à l’armée d’ouvrir une enquête complète sur ces évènements. Le ministre libanais des Affaires étrangères, Fawzi Salloukh, a condamné «l’agression barbare et préméditée d’Israël». Les Etats-Unis et Londres, fidèles alliés d’Israël, ont regretté la mort des observateurs des Nations unies sans condamner l’attaque. Cette position est très en retrait de celle de l’Union européenne qui a fait part de son choc et a demandé à Israël d’ouvrir une enquête. La présidence finlandaise de l’UE a considéré les attaques contre le personnel de l’ONU comme inacceptable. En Asie, le ministre malaysien des Affaires étrangères s’est aussi dit «profondément choqué».


Radicalisation des chiites!?

La crise au Liban a fait naître la perspective d’une réaction chiite balayant le Moyen-Orient de l’Iran à la Méditerranée. Mais des experts à Beyrouth mettent en garde contre une simplification hâtive qui ferait de cet «arc» de solidarité une force unifiée, voire hostile. Ils avertissent toutefois qu’une poursuite des opérations israéliennes dans le sud du Liban radicalisera cette communauté religieuse. Forgé dans des traditions religieuses et culturelles communes, l’»arc chiite» part de Téhéran et arrive, à travers Bagdad et Damas, jusqu’au sud du Liban. Une région qui est aujourd’hui sous les bombes israéliennes. Il existe plus de 100 millions de chiites qui partagent le même dogme islamique, mais ils ont des histoires et des projets politiques divers. L’erreur faite sur le chiisme en tant que réalité complexe est la même que de croire qu’un gâteau est fait uniquement de sucre, en oubliant la farine et les œufs. C’est une branche de l’Islam qui a contesté, au lendemain de la mort du Prophète Mahamed au VIIe siècle, la méthode de désignation de ses successeurs, cooptés par les élites sunnites des tribus de la péninsule arabique. Représentants d’une dissidence religieuse mais aussi politique et sociale, les chiites ont été longtemps tenus à l’écart du pouvoir au Moyen-Orient, souvent persécutés, et sont encore dans de nombreux Etats arabes tenus en suspicion. Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc