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Economie

L'ONE obtient le droit de filialiser

Par L'Economiste | Edition N°:1054 Le 06/07/2001 | Partager

. Pour réaliser ses projets au Sénégal, l'Office devait obtenir ce droit avant même la libéralisation. Cette possibilité ouvre de nouveaux champs pour l'ONE à l'intérieur du Maroc aussi . Un possible concurrent pour la Lyonnaise des Eaux, Vivendi, Dragados... et les Régies du Ministère de l'IntérieurL'ONE devra procéder à l'envers dans le processus de libéralisation, en raison des projets (très politiques) au Sénégal: il pourra créer des filiales avant que le texte de la libéralisation électrique ne soit lui-même en application. Il est toujours en discussion, pas encore à l'état de projet ficelé. En effet, en octobre dernier, le Conseil d'administration de l'ONE, avait posé le problème de l'investissement sénégalais, qui ne pouvait se réaliser qu'avec une filiale, ce que l'Office n'était pas autorisé à faire. Une commission interministérielle composée des Finances, de la Privatisation, de l'Energie-Mines et des services du Premier ministre, ainsi que des représentants de l'ONE, avait été constituée. Elle a préparé le projet de loi n°28-01 modifiant le Dahir 1963. C'est lui qui vient d'être adopté au Conseil de gouvernement tenu hier 5 juillet. Cet amendement va bien au-delà du projet sénégalais. En effet, il permet à l'Office de filialiser différentes activités, d'y inclure des participants extérieurs et de créer des joint-ventures. Cependant, l'ONE devra se plier à la loi sur la privatisation et le secteur public laquelle prévoit des procédures lourdes pour autoriser ces créations (autorisation du Premier ministre entre autres). Voilà qui va animer le Conseil d'administration de l'Office mardi prochain. Le texte n'est pas passé sans douleur. Evidemment, il ne sera pas pour plaire aux distributeurs d'électricité, qui voient désormais en l'ONE un concurrent possible. Mais, il y a aussi des enjeux politiques. C'est ainsi que le Bureau de l'UMT des 1er et 2 juin derniers s'est félicité du projet sénégalais et a soutenu l'idée de voir l'ONE entrer dans la distribution, jusqu'ici domaine réservé, géré par le Ministère de l'Intérieur. Rappelons que lors du voyage officiel de SM Mohammed VI au Sénégal en mai dernier, Driss Benhima, directeur de l'ONE, avait officiellement conclu avec les pouvoirs publics sénégalais un contrat prévoyant l'installation de deux centrales à fuel regroupant quatre unités de 80 MW au total. Fort de son expérience, l'Office proposait de reproduire l'expérience de Jorf Lasfar au Sénégal. Mais ici, c'est lui qui joue le rôle d'ABB/CMS.En matière de politique électrique, l'autorisation de filialiser ouvre le champ à des changements institutionnels importants au Maroc même.Soulignons qu'à partir de 2003, le marché marocain sera ouvert à la concurrence nationale et internationale. N. S. & B. B.

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