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    Economie

    L'ONCF se transformera en SA

    Par L'Economiste | Edition N°:299 Le 09/10/1997 | Partager

    De notre envoyée spéciale à Marrakech Badra BERRISSOULE

    L'Office National des Chemins de Fer envisage un changement de son cadre institutionnel pour financer les extensions de son réseau. En attendant, la ligne Taourirt-Nador semble trouver un preneur.


    "Les Chemins de fer sont appelés à relever les défis", a indiqué M. Driss Benhima, ministre des Transports, de la Marine Marchande, du Tourisme, de l'Energie et des Mines, lors de l'ouverture officielle de la 27ème édition du congrès ferroviaire mercredi 8 octobre à Marrakech.
    Globalisation et concurrence sont les forces du marché dans ce secteur. De telles actions nécessitent beaucoup de persévérances et d'efforts, notamment pour mobiliser les conditions financières. L'ONCF est appelé à trouver une solution quant à une meilleure rentabilité et à une adaptation aux changements qui caractérisent tous les autres réseaux. S'agit-il là de prémisses de privatisation?
    D'après M. Mohamed El Alj, directeur général l'Office National des Chemins de Fer, une restructuration pourrait se traduire à l'avenir par un changement du cadre institutionnel de l'Office en une société anonyme dont le capital pourra être ouvert au privé. Pour l'heure, les responsables travaillent sur les projets de concession. L'Office qui a entamé une restructuration depuis près de trois ans est sorti du rouge cette année grâce notamment à une réduction des frais d'exploitation. Il a par ailleurs achevé les études pour la réalisation de nouvelles lignes ferroviaires entre Taourirt et Nador. Vieux projet qui se concrétise et qui intéresse déjà des investisseurs. L'ONCF est en pourparlers avec des sociétés espagnoles pour une concession de 20 à 30 ans. Les chemins de fer nationaux caressent un autre rêve: l'édification de la voie Marrakech-Agadir-Laâyoune. Sa réalisation se trouve confrontée à la contrainte de financement.

    Dans tous les cas, tient à souligner le directeur de l'Office, ce rendez-vous tenu pour la première fois en Afrique permettra à l'ONCF de tirer profit des expériences des autres pays. "Le Maroc ne dispose pas d'une relation ferroviaire internationale mais nourrit l'espoir de la prolonger dans tout le Maghreb et voir enfin se réaliser une liaison avec l'Espagne, voire avec toute l'Europe», indique-t-il. Les chemins de fer se trouvent aujourd'hui devant la seule opportunité, à savoir sortir du domaine public dont ils dépendent et devenir des sociétés rentables et tournées vers les clients. Son mot d'ordre: une meilleure rentabilité. La 27ème session de ce congrès est l'occasion pour de nombreux pays de présenter leur expérience et passer au peigne fin les problèmes actuels qu'ils rencontrent.
    En Europe, depuis la publication de la directive CEE relative à la séparation entre l'infrastructure ferroviaire et l'exploitation des services de transport, la tendance est à la privatisation. Les expériences sont tantôt négatives, tantôt positives. Dans d'autres pays, la mise en place de nouvelle structures se poursuit. Dans cette séparation des responsabilités, le rail doit faire appel aux investisseurs publics et privés. Si les restructurations se généralisent, elles sont précédées d'un assainissement global.

    Les professionnels mondiaux du rail réunis à Marrakech traiteront de cette question. Plusieurs thèmes sont par ailleurs prévus. Outre la rentabilité financière, les 500 participants en provenance de plus de 50 pays vont traiter également de la gestion moderne du rail, de ses actionnaires et de sa participation dans le développement économique.
    Organisées par l'Association Interna-tionale du Congrès des Chemins de Fer (AICCF) en collaboration avec l'UIC et l'ONCF, les assises de ce congrès qui se tiennent tous les quatre ans prendront fin vendredi 10 octobre.

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