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    L'ONCF dévoile ses comptes pour la première fois

    Par L'Economiste | Edition N°:231 Le 23/05/1996 | Partager


    Redressement honorable. L'ONCF se prépare pour une nouvelle vie. La privatisation est pour l'heure exclue, mais la concession est envisageable, avec l'intervention de capitaux privés pour la construction de nouvelles lignes.

    L'Office National des Chemins de Fer publie pour la première fois officiellement ses résultats. La politique de redressement et d'assainissement entamée par la nouvelle direction à la fin 1994 commence à donner ses fruits.
    Les pertes d'exploitation se sont réduites, passant de 305 millions de DH en 1994 à 43,3 millions en 1995, en amélioration de 262,1 millions de DH (-85,8%). L'excédent brut d'exploitation s'élève à 342 millions de DH, soit 289,2 millions de plus que l'année précédente. La valeur ajoutée a atteint, elle, 1,12 milliard de DH, en hausse de 32,5 % par rapport à 1994. Les produits d'exploitation ont atteint 1,65 milliard contre 1,8 milliard en 1994, en baisse de 8,7 %. Alors que le trafic voyageurs a diminué de 15,3%, le trafic marchandises s'est accru de 2,4%. En définitive, l'Office aura bouclé l'exercice 1995 avec une perte nette de 608,95 millions de DH contre 743,56 en 1994. L'objectif est d'aboutir vers la fin de l'année 1997 à une situation d'équilibre.
    En prenant la direction générale en 1994, M. El Alj savait que l'Office était dans une situation critique. Les dettes échues et non réglées se chiffraient alors à près de 4 milliards de DH pour un endettement global d'environ 6 milliards et l'Office affichait des pertes de 743 millions.
    Avec la mise en place d'un plan stratégique associé à la politique d'assainissement, les résultats financiers de l'Office ont pu être améliorés. Il a même pu réaliser des investissements de l'ordre de 370 millions de DH en 1995, concernant notamment le doublement du tunnel entre les gares de Rabat-Ville et Rabat-Agdal.
    Aujourd'hui, l'ONCF compte 14.000 agents, gère et exploite un réseau de 1.907 km de lignes, dont 1.003 km électrifiés et 271 km à double voie. A l'exception d'Agadir et Nador, les principales villes du Maroc sont desservis.

    Ouverture au privé


    Pour l'heure, l'une des principales préoccupations de l'Office reste l'assainissement des comptes. Cela ne l'empêche pas pour autant de réfléchir à son avenir. En effet, face au développement rapide de l'infrastructure routière principale concurrente du rail, l'Office doit, non seulement crédibiliser ce moyen de transport, mais également le rendre de plus en plus compétitif.
    La privatisation est actuellement exclue, cependant l'ouverture au privé est étudiée par voie de concession pour la construction de nouvelles lignes.
    "L'ONCF étudie deux projets: Taourirt-Nador vers le Nord (120 km) et Marrakech-Laâyoune vers le Sud (1.000 km). Faute de moyens de financement, la participation de capitaux privés sous forme de concession est concevable. Les modalités et les conditions d'exploitation de ces nouvelles lignes ferroviaires ainsi que les relations entre le concessionnaire et l'ONCF seront définies en fonction des possibilités du secteur privé", souligne M. Abdessalam El Ghissassi, Directeur d'exploitation à l'ONCF.
    En attendant, un programme d'investissement minimum d'un montant de 4 milliards de DH pour la période 1996-2000 est prévu. Des négociations sont en cours entre l'ONCF, la Banque Mondiale et la BAD pour l'obtention d'un prêt de 800 millions de DH et la BEI pour un prêt de 200 millions de DH.
    Ce programme servira à renouveler complètement 202 km de voie et environ 200 km de lignes caténaires et à rectifier le tracé sur 41 km. Il sera aussi destiné à augmenter la capacité du tronçon Kénitra-Sidi Slimane (60 km), ainsi qu'à renforcer les installations de sécurité sur différents tronçons du réseau. En matériel roulant, le programme retenu prévoit l'acquisition de 7 locomotives électriques de ligne, 100 wagons à marchandises et 500 conteneurs.


    Fatima MOSSADAQ

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