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Courrier des Lecteurs

L'ONA prêt pour son prochain plan stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:300 Le 16/10/1997 | Partager

Une sortie attendue pour M. Fouad Filali. L'occasion de présenter les résultats semestriels du groupe ONA ne pouvait pas mieux tomber. Hormis la Cosumar et le pôle immobilier, les autres filiales ont le vent en poupe.


Pour la présentation publique des résultats semestriels de l'ONA, le management affichait une grande sérénité à la conférence de presse tenue le 11 octobre au siège du groupe. Le plan stratégique 1995/1997 arrive à son terme et le groupe se prépare à affronter les défis de l'ouverture.
Bien que les grands axes du plan 1998/2000 n'aient pas encore été révélés, la consolidation des métiers de base tels que les mines et l'agro-alimentaire et le développement de nouveaux métiers comme l'as-surance feront partie des priorités. "La formation des ressources humaines constituera également l'un des points fondamentaux de ce futur plan", souligne M. Fouad Filali, président de l'ONA.
Pour l'heure, les résultats prévisionnels 1997 devraient s'inscrire à la hausse par rapport à l'exercice antérieur. Confortant les prévisions des analystes, M. Filali a annoncé que le résultat net (part du groupe) devrait atteindre le milliard de DH avec un taux d'endettement inférieur à 10%. Autre nouveauté: les comptes consolidés seront comme prévu certifiés par les cabinets Price Waterhouse et Ernst & Young.

Règlement des arriérés


Au 30 juin 1997, le groupe a affiché un chiffre d'affaires de 8,9 milliards de DH, en légère progression (+2%) par rapport à la même période de l'année dernière. Le résultat net (part du groupe) a, lui, effectué un bond de 84% à 607 millions de DH du fait de l'amélioration du résultat de la Compagnie Africaine d'Assurances (CAA). L'endettement, lui, a régressé de 52% à 786 millions de DH, "grâce aux paiements des arriérés de la Caisse de Compensation et en dépit des investissements réalisés dans l'assurance et les mines", précise M. Gilles Demistys, directeur général du groupe. Deux opérations ont marqué ce premier semestre: le rachat de 40% des AGF par la CAA à travers ONA SA et Financière Diwan à 208 millions de DH et le rachat des 13% de la SMI portant la part de l'ONA à 80% du capital.

A l'exception de la Cosumar et des deux sociétés françaises (Pêche & Froid et Fruit Expansion), les performances des autres filiales sont plutôt satisfaisantes. L'activité du secteur sucrier est en retrait de 5% expliqué à la fois par la sortie du périmètre de Somadim au deuxième semestre 1996 et par la diminution du chiffre d'affaires de Cosumar
(-2% à 1,5 milliard). Au premier semestre 1997, le résultat net a chuté de 70% à 52 millions de DH. Sur cette période, la filiale sucrière a connu d'importantes perturbations liées aux problèmes sociaux et à la baisse de la consommation en pain de sucre. Depuis la libéralisation inachevée de la filière, la Cosumar a entamé une restructuration douloureuse tout en effectuant des investissements de productivité. Exemple: la station d'évaporation mise en place en août 1997 destinée à dégager des économies d'énergie de 20 à 30 millions de DH par an.

Mines: Résultats prometteurs


L'appréciation du cours du Dollar a également contribué aux contre- performances de Cosumar. Lesieur aura en revanche réussi à tirer son épingle du jeu grâce à la rationalisation de sa gestion. Son chiffre d'affaires a augmenté de 5,6% à 1,6 milliard. Le résultat net n'a, lui, régressé que de 2,4% à 148 millions(1).
La Centrale Laitière profite, pour sa part, des premiers effets du redressement. Ses recettes se sont stabilisées à 1 milliard de DH, alors que le résultat net a bondi de 51% à 75,8 millions (2). Toujours dans l'agro-alimentaire, les deux filiales françaises ne connaissent pas la même embellie compte tenu de la morosité du marché européen.
Le pôle mines devrait afficher de bons résultats annuels malgré les perturbations des livraisons au client chinois de la CTT survenues au premier semestre. L'impact de l'investissement de capacité de traitement de Guemassa (+40%) sera palpable au cours du second semestre. Il en est de même pour la hausse du cours du Dollar et des minerais (zinc). La SMI, joyau du pôle, a amélioré ses recettes de 12,4% à 154 millions de DH, mais la décrue du cours de l'argent ne lui aura pas permis de maintenir son résultat.

Fatima MOSSADEQ & Mouna KABLY

(1) Cf L'Economiste numéro 298.
(2) Cf L'Economiste numéro 299.

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