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    Courrier des Lecteurs

    L'ONA conserve tout son attrait de valeur de fond de portefeuille

    Par L'Economiste | Edition N°:538 Le 28/06/1999 | Partager

    · L'arrivée d'une nouvelle équipe de managers donne un nouveau souffle au Groupe
    · Une valeur à surpondérer, qui bénéficie d'une forte liquidité et une décote intéressante
    · L'ONA est bon marché comparativement à la SNI


    Le changement de management opéré dernièrement à la tête de l'ONA est de nature à relancer l'investissement et à réaliser des opérations de croissance externe. Objectif, rendre au titre tout son attrait et maintenir les acquis du Groupe face à une concurrence accrue. Dans sa nouvelle politique organisationnelle, le Groupe ONA s'articule toujours autour de quatre branches d'activité: l'agro-alimentaire, les mines, les assurances ainsi que la distribution et l'immobilier.
    Pour synchroniser tout cela, une branche ressources et développement a été créée. Cette cure de jouvence était nécessaire pour donner un nouveau souffle au Groupe. En effet, l'activité s'était plutôt essoufflée en 1998 et l'évolution du cours en bourse s'en était ressentie.
    Trois leviers de développement ont été retenus: les assurances, les mines et la distribution, mais avec des interrogations pour ce qui concerne l'assurance (après la prise de contrôle d'Al Wataniya par le groupe Benjelloun). En tout cas pour l'heure, le Groupe dispose du premier courtier via Agma(1).
    Par ailleurs, après son développement dans les métaux de base, l'activité Mines a investi dans l'exploitation des métaux précieux. Ainsi, Akka Gold Mining (AGM) a démarré son activité de préproduction afin de tester le procédé de traitement mis en place en 1998. Ceci d'une part, d'autre part, la capacité de CMBA (Cobalt Métallurgique Bou-Azzer) est en voie d'extension pour mieux valoriser le concentré de cobalt produit par CTT et sécuriser ses marchés.
    Autre objectif fixé, optimiser les moyens existants. L'ONA compte y arriver en redéployant les actifs industriels de Somifer vers les autres filiales de la branche. Pour ce qui est de l'activité grande distribution, l'enseigne Marjane a lancé sa troisième unité à Casablanca (Twin Center) et prépare deux autres hypermarchés à Rabat et Marrakech pour la fin de l'année 1999.
    Financièrement, les résultats du Groupe se sont tassés en 1998 sous l'influence d'une consommation nationale faible et des problèmes de libéralisation dans les secteurs sucre et huile.
    Dans une récente analyse du titre ONA, Safabourse estime que c'est une valeur fort attrayante à l'achat et recommande sa surpondération dans les portefeuilles. Cette opinion est confortée par «la position du Groupe en tant que leader dans des secteurs stratégiques, sa forte capacité financière qui lui permet de saisir toute opportunité de croissance et l'arrivée d'une nouvelle équipe de managers désireux d'affirmer leur leadership». Le résultat net prévu pour 1999 s'élève à 1,28 milliard de DH contre 1,20 milliard en 1998.
    Selon les analystes, une évaluation par comparaison montre que le titre ONA est sous-évalué par rapport à la SNI, que ce soit en termes de résultat net qu'en actif net. De plus, avec un per de place de 18, le titre ONA traite avec une décote de 27% par rapport au marché. Il est souligné que «cette décote est injustifiée eu égard à la solidité financière et à la capacité bénéficiaire de l'ONA qui, malgré toutes les difficultés (réglementation, consommations, cours des métaux), arrive à dégager un résultat en progression soutenue». Le cours théorique de l'ONA est estimé à 1.258 DH. Avec une moyenne quotidienne de 13.592 titres échangés, l'ONA est une des valeurs les plus liquides sur le marché. C'est d'ailleurs cette liquidité qui lui vaut une présence prépondérante dans tous les portefeuilles aussi bien institutionnels que particuliers.

    Hanaa FOULANI & Rafik IKRAM

    (1) Voir L'Economiste n°476.

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