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L'ONA conclut une alliance dans la pêche pour maîtriser des filières

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

La stratégie de croissance de l'ONA, annoncée le 10 Mars se confirme par l'alliance conclue avec "l'Union des Coopératives des Pêcheurs de France", pour la création d'une société nouvelle, "Pêcheurs de France S.A" (voir notre précédente édition). Il ne s'agit plus pour le groupe de diversifier, encore plus, ses activités, mais de se spécialiser dans des "métiers de base", dont l'agro-alimentaire, regroupés en pôles.
Dans ces métiers, la maîtrise du stade "stratégique", que constitue la distribution est une préoccupation constante. Elle justifiait au plan interne, la création des chaînes Marjane et Makro. Elle trouve ici sa dimension internationale, surtout que l'ouverture, la conquête des marchés étrangers et une autre préoccupation de l'ONA.
Le souci des dirigeants de l'ONA, dans l'activité de la pêche se trouve donc en aval, au dernier stade, de la commercialisation, alors que celui du secteur, qui craint la raréfaction des ressources se trouve, en amont.
La création d'une société nouvelle. "Pêcheur de France S.A", vise, selon les dirigeants de l'ONA, "à promouvoir et accompagner la commercialisation le plus loin possible, jusqu'au niveau du détail". La sardine connaît déjà des difficultés d'écoulement sur le marché français. Ce nouveau groupe français facilitera l'écoulement des sardines mises en boîte dans les conserveries d'OMACI, à Agadir. Surtout que 56 millions de Dirhams ont été investis pour en quintupler la capacité et la porter à 500.000 cartons/an. Outre les sardines, l'ONA pourra aussi commercialiser les anchois et le thon pour présenter des "gammes de produits", des "assortiments", concepts chers aux hommes du marketing. Pour cela, la Monégasque France, filiale de l'ONA pourra, à partir de 1993 se joindre à l'accord conclu à parité (50/50) avec "l'Union des Coopératives des Pêcheurs de France". La Monégasque-France, qui est déjà leader mondial de la conserve d'anchois, contribuera à la synergie, en même temps que les activités du thon.
Contrairement à ce que l'on croit, le thon n'est pas un produit marocain. C'est un produit basique, mondialisé qu'il faut aller chercher sur les côtes d'Afrique, les côtes du Pacifique et de l'Océan Indien. La concurrence espagnole notamment, devient intense. Quant à l'offre, elle devient difficile, et les consommateurs apprécient des produits de plus en plus élaborés: plats cuisinés, salades de thon... L'ONA et l'UCPF décident en conséquence de développer leur filière thonière, qui représente 60% du marché des conserves de poisson.
Au niveau du thon, la maîtrise des filières de commercialisation est aussi une préoccupation majeure. La société nouvelle prévoit de "se rapprocher" d'une société française de négoce international qui réalise de 300 à 350 millions de francs dans le thon.
Les filières en amont ne sont pas négligées. Il faut "sécuriser les approvisionnements" en thon, en développant des nouvelles industries, en Afrique notamment. L'UCPF "calme les inquiétudes de l'ONA" par une usine d'une capacité de 1.500 Tonnes/an qui sera installée en Côte d'Ivoire.
Pourtant l'UCPF dispose déjà de capacités considérables: 2.000 chalutiers, 3.500 salariés, regroupés au sein de 150 coopératives. Ils disposent en commun d'une plate-forme de distribution, d'une unité de fabrication, de fonds de commerce, de marques. Tout ce potentiel est "apporté" à la nouvelle société "Pêcheur de France S.A".
L'ONA apporte, pour sa part, outre la conserverie d'Agadir, son unité de fabrication Bonneau S.A située à Autun, le fonds de commerce et les marques Beaumoulin.
L'apport de l'ONA en capital sera de 21,5 millions de Francs.
Tous ces moyens mis en oeuvre permettraient à la nouvelle entreprise de réaliser plus de 500 millions de Francs de chiffre d'affaires. Par cette croissance verticale, l'ONA aura renforcé un de ses fameux 4 pôles, celui de l'agro-alimentaire.

K.B.

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