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L'ONA cède 15% du capital de la BCM à Banco Central Hispano;

Par L'Economiste | Edition N°:90 Le 29/07/1993 | Partager

La nouvelle a commencé par rencontrer l'incrédulité des milieux bancaires: l'ONA cède 15% du capital de la BCM à Banco Central Hispano americano. Il a fallu l'annonce officielle, le lundi 26 juillet courant, pour donner corps à cette nouvelle et aux commentaires.

L'ANNONCE faite par M. Fouad Filali, président directeur général de I' ONA, de concert avec MM . AWelaziz Alami, président de la BCM et Amusategui, président de Banco Central Hispano-americano, a coupé court à une interprétation selon la quelle l'ONA se désengagerait de la BCM: les trois présidents ont pris soin de souligner que la cession d'une partie des titres détenus par le groupe marocain débouche sur un accroisse ment des croisements entre les trois entités.

En effet, Banco Central Hispano americano acquiert 2,5 % du capital de l'ONA, pour 78 millions de DH. Le groupe marocain prendra pour l'équivalent de ce montant dans le capital de Banco Central. Jusqu'à présent, il n'y avait pas de liaison directe entre ces deux groupes.

La part de I'ONA dans la BCM, qui est de 36%, baisse aux "alentours de 20%", selon l'expression de MM. Filali et Alami. Celle de Banco Central; dans la BCM grimpera de 5 à 20 %. L'accord signé le lundi 26 juillet ne pourra devenir effectif qu'après approbation des autorités monétaires, des deux pays, mais apparemment l'approbation ne pose pas de problème, ni au Maroc ni en Espagne.

Le deuxième point d'ancrage des commentaires concerne la stratégie de la BCM. Elle aura donc au dénoue ment de l'opération non pas un mais deux actionnaires de référence, avec chacun des parts équivalentes. MM. Filali et Amusategui prennent grand soin d'additionner leur participation respective, pour la présenter comme un "actionariat de référence à 40%".

La "banque-industrie"

De son côté, M. Alami précise que l'accord prévoit la réunion obligatoire d'un comité trois fois par an au moins. Il laisse tomber l'expression de "banque bicéphale" mais en la commentant, il indique que "cela ne changera rien à la politique" de l'établissement. Pour sa part, M. Amusategui explique que les 5 premières années de présence chez la BCM ont "permis d 'observer la croissance financière et industrielle obtenue" grâce au couple ONA-BCM. L'état-major de la banque espagnole ajoute, dans les couloirs, que la croissance est restée conforme aux règles de bonne gestion bancaire. Il est un fait que lorsque les autorités monétaires s'inquiètent de l'application des mesures prudencielles en matière de division des risques, ce n'est pas la BCM qui est citée. La liaison entre "économie réelle et économie financière" est la spécialité de Banco Central Hispano-americano. Fruit du regroupement de plusieurs banques, BCH est administrateur de I'INI, le premier groupe industriel espagnol, au bâti sur les investissements mixtes privés-publics, ou sur des investissements uniquement publics. La ban que contrôle ainsi 4% du PIB espagnol. "Comme en Allemagne (et contrairement à la France), l 'Espagne ne voit pas d 'un mauvais oeil les liai sons banque-industrie, au contraire", fait remarquer M. Amusategui, qui est aussi vice-président de I'INI.

Pour l'instant la BCM et Banco Central n'ont pas réalisé ensemble d'autres opérations que des accompagnements commerciaux classiques. Cependant, "il y a des joint-ventures à faire", précise M. Amusategui.

Le titre BCM multiplie par quatre en 5 ans

De son côté, M. Alami, qui avait E cours de ces derniers mois développé le côté "banque classique" pour la BCM, considère qu'il n'y a pas de contradiction à revenir aussi sur le terrain de la banque d'affaires: "c 'est une question d'équilibre", même si "la philosophie sous-jacente des me sures prudencielles a plutôt tendance à pousser vers la banque classique", admet-il. Enfin, les commentaires abordent aussi le volet rentabilité de l'opération. C'est avec une certaine "gourmandise" que les milieux financiers notent la multiplication par plus de quatre de la valeur de l'action BCM, depuis 1987, date de l'arrivée de l'ONA au capital de la BCM. Ainsi, Banco Central Hispano-americano apporte 450 millions de DH en échange de 15% des titres. "C'est le plus gros investissement étranger au Maroc", note M. Assaraf, administrateur de 1'ONA, qui y voit une concrétisation de la stratégie à long terme, conduite par le groupe pour impliquer de grandes signatures étrangères dans le développement du Maroc.

N. S.

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