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Economie

Loi sur l'habitat: Les ingénieurs s'insurgent

Par L'Economiste | Edition N°:1746 Le 13/04/2004 | Partager

. Leur fédération proteste contre sa marginalisation . Pour le ministre de l'Habitat, au contraire le texte valorise leur statut Le projet de loi sur l'habitat et l'urbanisme, adopté par le dernier Conseil de Gouvernement, a fait réagir la Fédération marocaine du conseil et de l'ingénierie (FMCI). Celle-ci s'est sentie marginalisée lors de l'élaboration du projet. «Nous avons appris le contenu de ce projet par la presse. Aucun responsable du ministère n'a jugé utile de demander notre avis, ni nous recevoir», a déclaré à L'Economiste Noureddine Benyahia, président de la FMCI. Le texte, qui prévoit le renforcement des mesures de sécurité en matière de constructions, fixe de nouvelles démarches visant à éviter la prolifération des habitations non conformes. Il octroie aux professionnels plus de prérogatives. Des ingénieurs spécialisés ne comprennent pas comment le ministère renforce le pouvoir de l'architecte sans se soucier de les impliquer dans le processus de la construction. Le ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme se veut rassurant. «Je peux féliciter les ingénieurs et les rassurer. Le nouveau texte leur donne une place de choix», a déclaré à L'Economiste Taoufik Hjira. Selon lui, il ne s'agit pas d'une nouvelle loi mais d'amendements apportés au texte existant. Pour ses proches collaborateurs, des amendements au texte peuvent toujours être apportés au Parlement. La FMCI est résolue à le faire. La Fédération estime qu'il fallait mettre davantage l'accent sur l'application de la loi existante (12/90). Ce texte, qui prévoit déjà l'implication des ingénieurs, a été rarement appliqué sauf en ce qui concerne les constructions publiques (hôpitaux, écoles, administrations…). Dans ce sens, la FMCI affirme avoir déjà saisi le ministère sur cette question avant le séisme d'El Hoceïma qui a déclenché ce remue-ménage en mettant à nue l'anarchie dans ce secteur. Le projet d'arrêté présenté par la Fédération énonce, entre autres, la «présentation d'un contrat avec un BET agréé, le chargeant du suivi de l'exécution des travaux correspondant aux études techniques». Il a été soumis au département concerné, des jours après l'adoption du règlement de construction parasismique RPS 2000. «Si le ministère avait donné suite à notre requête, nous n'aurions nullement besoin de ce nouveau texte», regrettent des membres du FMCI. Les ingénieurs reprochent également aux responsables du ministère d'avoir marginalisé tout ce qui est technique, relevant de la compétence des BET. D'ailleurs, estime la Fédération, ce n'est pas seulement le béton armé qui constitue un danger dans une construction, la plomberie et l'électricité sont aussi des éléments qui, en cas de leurs défaillances, peuvent provoquer des dommages. Et selon le cahier de chantier, un document hautement nécessaire dans le nouveau texte, l'architecte aura à se prononcer sur des mesures techniques qu'il ne maîtrise pas, juge la FMCI. Car, du moment où un contrat avec un BET n'est pas nécessaire pour accorder une autorisation de construire, c'est l'architecte qui sera le chef d'orchestre de tous les travaux. «Si le ministère parle de professionnaliser l'acte de bâtir, le texte est loin de réaliser cet objectif», insiste-t-on au sein de la fédération. Pour ces professionnels, il est primordial de savoir sur quels critères l'autorisation est délivrée.


Architectes et ingénieurs

Les ingénieurs ne minimisent pas l'apport des architectes. «Nous ne sommes pas contre les architectes. Mais si nous voulons en finir avec certaines pratiques qui conduisent à la mort dans le secteur du bâtiment, il serat impératif de s'adresser aux ingénieurs spécialisés. Car la sécurité du bâtiment relève de leur domaine», ajoute Noureddine Nabil, ingénieur en génie civil. Amal BABA ALI

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