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Economie

Loi de Finances
Les projets d’investissement par région

Par L'Economiste | Edition N°:2158 Le 25/11/2005 | Partager

. Deux grandes régions accaparent 60% de l’enveloppe. Les conseillers favorables à une répartition équitable Seule une soixantaine de conseillers sur 270 que compte la deuxième chambre ont assisté à la présentation par Fathallah Oualalou en plénière du projet de budget tel qu’il a été adopté par les députés. Désintérêt, absentéisme ou position de principe? La situation remet sur le tapis, l’efficience et la raison d’être de la deuxième chambre, aujourd’hui objet de débat. En tout cas, mercredi dernier, le discours de l’argentier du pays a été légèrement recadré pour intéresser ces “professionnels” que sont les conseillers. Sa présentation a comporté un chapitre sur les mesures prévues par la loi de Finances 2006 pour les régions et les collectivités locales. Fait nouveau, c’est la première fois que la régionalisation des projets sera introduite dans une loi de Finances. Après son discours en plénière, Fathallah Oualalou a poursuivi la présentation chiffrée du budget au sein de la Commission des finances de la Chambre des conseillers. L’examen du texte reprendra le 2 décembre prochain. Le budget a réservé 60 milliards de DH pour les projets d’investissements publics dans les sept grandes régions qui regroupent les 16 régions que compte le Maroc. Ce découpage, adopté il y a quelques années, permet d’avoir une meilleure maîtrise des projets par unité territoriale géographiquement et économiquement homogène, martèle le ministre. C’est toujours deux grandes régions qui accaparent plus de 60% de ce budget. Ainsi, 24 milliards de DH, soit 40% de ce dernier, sont affectés à la région de Rabat, du Gharb, de Tanger et Tétouan. Elle est suivie par Casablanca et Chaouia-Ouardigha qui dispose de 12,7 milliards de DH soit 21% du budget. Avec seulement 2,7 milliards de DH, (4,5%), la région de Doukkala-Abda et Tadla-Azilal est reléguée à la dernière place, précédée par Marrakech-Tensift-El Haouz avec 4,6 milliards de DH. Cette disparité entre les régions a constamment fait l’objet de critiques et débats houleux au Parlement. Les conseillers avaient toujours revendiqué une répartition plus équitable des budgets d’investissement dans les régions. Ils sont aussi plusieurs à exiger, depuis quelques années, une part des ressources en IGR et en IS plus importante au profit des régions. Cette part est toujours maintenue à 1% de chacun des deux impôts.Oualalou a expliqué que malgré ces écarts entre régions, certaines, exclues par le passé, commencent à bénéficier d’une attention particulière. C’est le cas des provinces du nord et du sud qui abritent d’importants projets d’investissement. Les provinces du sud ont obtenu 11% du budget d’investissement. Il a, par ailleurs, précisé que la concentration des investissements dans deux grandes régions s’explique principalement par leur densité démographique porteuse de développement économique. Parmi les grands projets cités dans sa présentation, l’aménagement de la vallée du Bouregreg sur une superficie de 5.000 hectares. L’année 2006 sera aussi caractérisée par la poursuite de l’aménagement des grands projets touristiques comme la station balnéaire de Saïdia sur 614 hectares et le Lixus à Larache sur 507 hectares. Selon les régions, la participation du budget d’investissement de l’Etat, des établissements et entreprises publiques et du fonds Hassan II, diffère. Ainsi pour la région qui s’étend de Rabat à Tétouan, le budget d’investissement injecte 23,5% de son enveloppe soit 1,3 milliard de DH. La région de Casablanca et Chaouia-Ouardigha décroche seulement 11%. Tandis que la région de Doukkala-Abda et de Tadla-Azizal n’en dispose que de 4,5%. Cette proportion est également visible dans les apports des autres institutions. En effet, les entreprises publiques participent à raison de 42% de l’ensemble de leurs projets dans une seule région, à savoir Rabat, le Gharb et Tanger-Tétouan. Pour le sud, cette part est de 10% tandis qu’elle dégringole à 4% pour la région de Doukkala-Abda et Tadla-Azilal. Si les conseillers n’adhèrent pas tellement à la politique régionale du budget, ils sont favorables à l’exonération de la TVA au profit des constructions de logement sur une superficie de 300 m2 alors qu’elle ne concernait que 240 m2. Pour eux, cette mesure donnera un coup de pouce supplémentaire au logement social.


“Discours classique”

L’absence des conseillers, lors de la présentation du budget pour 2006, s’explique par “le discours classique du ministre des Finances”. Pour Ahmed Lamaârti, président de la Commission des finances à la Chambre des conseillers, le budget n’est pas encore arrivé à arrimer les régions pauvres à celles qui sont plus développées. Pour lui, les prévisions ne vont pas au-delà de 2006 confrontant l’économie et l’investissement au même problème de visibilité. A cela s’ajoute une année agricole qui s’annonce maigre par manque de pluie. Mostafa BENTAK

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