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    Economie

    Loi de Finances
    Le coup de gueule des socialistes

    Par L'Economiste | Edition N°:3140 Le 30/10/2009 | Partager

    . Le parti revient sur les limites de la loi de Finances . Il reproche au gouvernement de «tourner le dos aux réalités sociales»Aussitôt le texte de la nouvelle loi de Finances adopté que l’USFP monte au créneau. Le parti a tenu une réunion pour évaluer et surtout critiquer les faiblesses du texte tant au niveau de la «méthodologie» que du contenu des objectifs et des moyens. Habib El Malki, membre du bureau politique, nous livre son analyse.- L’Economiste: Quelle est la position du groupe socialiste vis-à-vis du nouveau texte de loi de Finances?- Habib El Malki: Nous faisons partie de la majorité. Mais notre ligne de conduite consiste à enrichir le débat pour améliorer les conditions d’une meilleure applicabilité de la loi de Finances. Depuis 2007, notre position est d’avertir le gouvernement sur les limites tant au niveau de la méthodologie qui a prévalu dans le cadre de la préparation de la loi de Finances que du contenu, les objectifs et les moyens.- Vous pointez du doigt de nombreuses faiblesses…- Effectivement. Le texte ne prend pas en considération les nouvelles réalités dues à la profondeur de la crise économique mondiale. L’approche est insulaire. C’est à croire que le gouvernement a élaboré ce projet de loi comme si le Maroc était une île totalement déconnectée des réalités aussi bien à l’échelle euroméditerranéenne qu’à l’échelle mondiale. La mouture de la loi de Finances est une lecture au premier degré de la crise. C’est ce qui explique un peu le traitement technique et conjoncturel des effets de la crise.- Que reprochez-vous à la méthodologie et à l’approche du gouvernement dans l’élaboration de ce texte?- Je le répète, c’est une approche purement politique qui a tourné le dos aux réalités sociales du pays. Nous considérons aussi qu’il y a une inflexion doctrinale à travers la situation d’un déficit de 4%. C’est une manière aussi de reconnaître les effets de la crise. Mais en même temps, c’est un retour à une thèse que nous avons toujours défendue, celle de la soutenabilité des déficits budgétaires.- Vous l’estimez à combien cette soutenabilité?- Tout dépend du niveau de croissance que l’on se fixe. Si on se fixe un taux de croissance annuel d’à peu près 5%, il faut une politique conséquente qui fixerait le déficit aux alentours de 5%. Le respect des conventions est une fausse discipline pour les pays développés qui ont les moyens de leurs politiques. Or, au Maroc, nous sommes en train d’édifier une économie moderne et compétitive, laquelle nécessite une stratégie volontariste et imaginative. - Ce n’est pas encore le cas…- C’est timide. Jusque-là, le gouvernement privilégie plus l’inventaire des politiques sectorielles que l’agrégation des politiques sectorielles via une stratégie économique globale et cohérente. Pourquoi ne pas moderniser le concept de plan de manière à le réhabiliter sur de nouvelles bases? C’est la seule façon de maintenir le cap. - Que vous inspire le choix du gouvernement de relever le niveau des investissements publics?- Nous soulignons de manière positive le niveau de plus en plus élevé des investissements publics directs, qui est aux alentours de 53 milliards de DH, sans compter les investissements opérés par les entreprises publiques. Mais il est nécessaire de procéder à travers une étude à une évaluation des investissements publics effectués ces dernières années. L’enjeu est de mieux réaliser l’ordre des priorités de façon à faire des choix tournés vers un découpage spatial plus équilibré avec une rentabilité, non seulement technique et financière, mais sociale.- Quid du déficit budgétaire?- C’est là la première expression d’un volontarisme budgétaire que nous considérons comme une rupture par rapport au passé.- Y a-t-il contradiction entre la baisse des recettes fiscales et l’ambition du gouvernement d’investir massivement? - Vous posez là le problème du financement du budget. C’est pour cela que nous appelons le gouvernement à réfléchir sur une nouvelle politique de financement du budget.- Que pensez-vous de la prévision de croissance du PIB à 3,5% dans cette conjoncture de crise?- C’est une hypothèse réaliste. Parce qu’il faut ramener le taux projeté au taux réalisé. La performance de 2009 de 5,4% a été rendue possible grâce à la bonne campagne agricole. La prochaine campagne est estimée à 70 millions de quintaux. Donc le taux de 3,5% est jouable si on arrive à réaliser une campagne agricole moyennement bonne et si les signes de reprise de l’économie mondiale se confirment.- Le scénario d’un baril de pétrole à 75 dollars est-il réaliste?- Si les signes de reprise de l’économie mondiale se confirment, le prix du baril sera amené à augmenter. Et il n’est surtout pas exclu que le taux d’inflation fixé à 2% soit révisé à la hausse. Propos recueillis par Bachir THIAM & Amin RBOUB

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