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    Economie

    Loi de Finances
    L’investissement toujours moteur de la croissance

    Par L'Economiste | Edition N°:3390 Le 25/10/2010 | Partager

    . Mezouar juge réalistes ses objectifs de croissance et de déficits . Reste à en convaincre les parlementaires LE projet de loi de Finances 2011 a été présenté, en fin de semaine dernière, aux médias par Salaheddine Mezouar. Le ministre de l’Economie et des Finances a réitéré à cette occasion ses priorités, à savoir «renforcer cette dynamique avec la poursuite des grands chantiers et politiques sectorielles». Ainsi le principal moteur de la croissance (les Finances tablent sur 4% pour 2010 et 5% pour 2011) sera encore une fois l’investissement public qui devrait passer à 167,3 milliards de DH en 2011 contre 162,3 milliards pour cette année. Les infrastructures vont concentrer à cet égard un gros pavé: 6,5 milliards de DH pour le programme routier dont 3,3 milliards pour les autoroutes, près de 11 milliards de DH pour les chemins de fer et ports. Quant aux stratégies sectorielles, c’est une enveloppe de plus de 16 milliards qui sera accordée à l’eau, l’environnement et l’énergie. Concernant, l’agriculture et le Plan vert, le budget prévu s’élève à 8,5 milliards de DH. S’y ajoutent 3 milliards de DH destinés à la stratégie nationale pour le développement de la compétitivité logistique. Le Pacte national pour l’émergence industrielle n’est pas en reste puisqu’il sera doté d’un budget de 1,6 milliard de DH. Cependant cet effort d’investissements nécessite la mobilisation des ressources via une maîtrise du déficit budgétaire. Mezouar fait le pari de contenir le déficit 2011 à 3,5% contre les 4% prévus en 2010. Si le ministre promet de réduire les dépenses publiques de 10% (reste à savoir s’il ira au bout de ses engagements!), il se garde bien de parler de «loi de Finances d’austérité» puisque le soutien aux secteurs sociaux sera maintenu en 2011. Ainsi une enveloppe de 47,8 milliards de DH sera mobilisée pour la poursuite du plan d’urgence de l’éducation et 10,9 milliards pour la généralisation de la couverture médicale. Sans oublier les 12,9 milliards de DH pour faciliter l’accès au logement. Le soutien aux populations défavorisées sera, également, poursuivi via les opérations de ciblage avec un budget de 4,3 milliards de DH et 2,5 milliards pour l’INDH. D’un autre côté, 20,5 milliards de DH seront alloués pour la consolidation des efforts en faveur du monde rural. Mezouar a rappelé les principales mesures, abondamment publiées par L’Economiste, qui seront introduites pour encourager l’investissement privé étranger et les secteurs exportateurs ou encore pour la place financière de Casablanca dont la première tranche sera prête en 2014. Il y a aussi la création du Fonds national de soutien à l’investissement qui sera alimenté de 50% des recettes de privatisation via l’ouverture ou la cession des parts des capitaux des établissements publics. Sur le dossier des retraites (voir aussi en page 10), Mezouar a affirmé que la réforme est toujours à l’ordre du jour mais ce sera long en attendant que la «commission technique à la commission nationale présidée par le Premier ministre rende ses conclusions». Sur ce sujet sensible le compteur des déficits des régimes publics va donc continuer de tourner...Nour Eddine EL AISSI

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