×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

    Economie

    Loi de Finances: L’USFP tire sur Mezouar

    Par L'Economiste | Edition N°:3140 Le 30/10/2009 | Partager

    . Pour absence de découpage spatial plus équilibré. L’approche manque de considérations sociales et stratégiquesA en juger par la position du l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui somme toute est assez critique envers la mouture finale du nouveau texte de loi de Finances, la fin de règne sur les finances du Royaume de leur camarade Fathallah Oualalou semble encore mal passer. Pour Habib El Malki (lire l’interview en page 14), comme pour les membres du bureau politique, le parti tient son rôle. Bien que faisant partie de la majorité gouvernementale, l’USFP n’entend pas faillir à sa mission. «Notre ligne de conduite consiste à enrichir le débat pour améliorer les conditions d’une meilleure applicabilité de la loi de Finances», précise El Malki, au lendemain d’une réunion du groupe socialiste, tenue mercredi 29 octobre, portant sur l’évaluation des forces et faiblesses du projet de loi.Pour cela, les socialistes n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère. «C’est une loi de Finances qui ignore complètement dans sa déclinaison les effets de la crise sur l’économie nationale». Il ne fait aucun doute, «l’approche sectorielle et politique l’a emporté sur les considérations sociales et stratégiques», soutient-on auprès de la grande formation politique de gauche. Aux yeux d’ El Malki, l’approche qui a prévalu dans l’élaboration de cette nouvelle loi de Finances est purement politique. Dans la mesure où «elle a tourné le dos aux réalités sociales du pays». Seul bémol pour les socialistes, le fait que ses concepteurs se basent sur un déficit de 4% est en soi une manière implicite de reconnaître la crise. Mais en même temps, «c’est un retour à une thèse que le parti socialiste a toujours défendue, celle de la soutenabilité des déficits budgétaires», rappelle El Malki. Selon la quasi-totalité des cadres du bureau politique, «il est inconcevable que le budget de l’Etat passe d’un excédent à un déficit budgétaire en moins d’une année». Les critiques vont au-delà. Certains membres du parti, «non» habiletés à parler aux médias, vont plus loin, considérant que la nouvelle loi de Finances est fondée sur des considérations purement hypothétiques. Ce qui ne diffère pas beaucoup de la position officielle du parti sur ce sujet. Parti qui estime que le gouvernement manque d’outils d’évaluation adéquats pour juger de la pertinence de son action. L’USFP va même jusqu’à remettre en cause la capacité du gouvernement El Fassi dont il occupe trois maroquins à percevoir les contrecoups de la crise sur celle-ci. Sur un tout autre registre, la politique qui sous-tend les investissements publics du gouvernement n’échappe pas non plus aux tirs nourris des socialistes. Ils dénoncent notamment l’absence de recours à des études et évaluations des actions du gouvernement de ces dernières années. Autrement dit, l’ordre des priorités tel qu’il est actuellement doit changer, de sorte à opérer des choix. En clair, l’USFP reproche à Mezouar l’absence de découpage spatial plus équilibré avec une rentabilité, non seulement technique et financière, mais aussi et surtout sociale de «son» budget.


    Lenteur

    Par ailleurs si les socialistes applaudissent des deux mains le relèvement des investissements publics, il n’en demeure pas moins qu’ils doutent fort que «leurs retombées sur le quotidien des Marocains soient perceptibles». Ceci d’autant plus qu’ «aucune garantie ne permet de s’assurer de leur bonne exécution», fustige-t-on. Bien que des chantiers soient lancés, du goût des socialistes leur rythme des réalisations reste très lent. Pour eux, il y a un gap entre les budgets d’investissement annoncés et le taux de réalisation. A. R. & B. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc