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Economie

Loi de Finances 2009
Mezouar défend son budget

Par L'Economiste | Edition N°:2889 Le 27/10/2008 | Partager

. Education, santé, justice: les priorités. Explosion des budgets des secteurs sociaux. 2,9% de déficit et 202 milliards de DH de charges«TRÈS prudent». C’est comme cela que Salaheddine Mezouar qualifie le projet de loi de Finances soumis aujourd’hui à l’appréciation des représentants de la Nation. Après une première présentation au Parlement, le ministre des Finances a défendu sa copie devant la presse (nationale et internationale), jeudi 23 octobre au siège de son département. Premier constat, le ministre ne rompt pas avec l’optimisme qui l’a animé durant tout l’exercice en cours et promet la même vigueur pour l’année prochaine. Premier message essentiel, 2009 est une année de rupture. En dépit d’une conjoncture internationale inquiétante, l’Etat décide de mettre le paquet pour accélérer davantage les réformes indispensables. «C’est un signal fort donné aux opérateurs nationaux et internationaux: le choix de modernité et de développement est quelque chose d’irréversible», martèle Mezouar. L’accent est particulièrement mis sur le maintien du trend haussier de la croissance mais aussi sur l’amélioration des indicateurs de développement humain du Maroc. Trois secteurs majeurs: l’éducation, la santé et la justice.Dans le détail, l’investissement public fait un bond de 16% en 2009 à 135 milliards de DH. Sur les cinq dernières années, la cadence de croissance de ce poste n’était que de 13,8% en moyenne. «Une rupture», insiste Mezouar.L’éducation bénéficie d’un soutien exceptionnel: +23% de son budget soit 46 milliards de DH. Même phénomène du côté de la santé: un budget en explosion de 20,3% à 9,7 milliards de DH. La croissance moyenne du budget de la santé sur les cinq dernières années n’a été que de 7,8%. C’est là une troisième rupture.Tant d’argent mais pour quels objectifs finalement? Pour l’éducation, le gouvernement entend atteindre, pour chaque commune, l’objectif de 95% des enfants (de 6 à 11 ans) scolarisés à l’horizon 2012. De même, construire sur cette période 320 lycées, 720 collèges, 2.500 classes dans le primaire, 3.600 autres dans le préscolaire et 10.000 logements dans les établissements ruraux pour retenir élèves éloignés et enseignants. Pour la lutte contre la déperdition, il est question de ramener le taux actuel de 5,7% à 2,5%. En ce qui concerne la santé, l’argent du contribuable va servir à la réalisation de 12 hôpitaux locaux, la mise à niveau de 37 hôpitaux provinciaux et locaux, la construction de centres hospitaliers à Fès, Marrakech et Oujda. Il est aussi projeté de généraliser progressivement la couverture médicale de la population pour arriver à un taux de 34 à 60% à l’horizon 2010. Plus urgent encore, réduire le taux de mortalité maternelle de 227 à 50 pour 100.000 naissances vivantes et ramener le taux de mortalité infantile de 40 à 15 enfants pour 1.000 naissances vivantes.Des objectifs chiffrés et précis qu’il faut retenir parce qu’ils engagent l’exécutif d’autant plus que ce dernier «veut, au terme de son mandat, être jugé sur cette base et sur la manière dont les dispositifs sont mis en place», insiste le ministre de l’Economie et des Finances. «Mettre en doute ces bonnes intentions au motif qu’elles sont trop ambitieuses peut être un facteur de démobilisation auprès du grand public», avertit-il. Par ailleurs, l’enveloppe allouée à l’INDH sera renflouée avec 2,25 milliards de DH supplémentaires. Quant à l’amélioration de l’environnement des affaires et de la gouvernance, le projet de loi de Finances comprend la construction de 3 tribunaux de famille, la création de 10 nouveaux tribunaux et l’aménagement de 13. En tout, en 2009, la justice se voit octroyée 2,4 milliards de DH de plus par rapport à 2008, soit une augmentation de 25,5%. La mise à niveau aussi bien de l’éducation que de la santé, et a fortiori de la justice nécessite inéluctablement une mise à niveau de la ressource humaine. Chantier dont la réussite ne dépend que trop peu des sommes engagées, aussi importantes soient-elles. Si, à terme, ce challenge n’est relevé que partiellement, le Maroc (et les Marocains) aura au moins gagné une infrastructure à la hauteur de ses ambitions.


L’optimisme en chiffres

SELON le ministère des Finances, la croissance pour 2009 sera de 5,8%, soit 3,2% pour le secteur agricole et 6,1% pour le non-agricole. L’inflation sera contenue à 2,9% très loin de la prévision centrale de 3,6% de Bank Al-Maghrib. Trop optimiste? «Pas du tout», répondent les cadres du département de Mezouar. «L’augmentation des prix des matières premières, notamment les aliments frais, a représenté 82% de la hausse du taux d’inflation en 2006 et 2008. Ces denrées connaissent une accalmie dont les conséquences à la baisse sur l’inflation seront considérables», est-il expliqué.Le déficit budgétaire prévisionnel est de 2,9% du PIB pour des dépenses s’élevant à 202 milliards de DH contre des recettes programmées de 180 milliards de DH.Nabil TAOUFIK

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