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Economie

Loi de Finances 2002: Valait- elle vraiment une polémique?Par Dr Simohammed Bennani(1)

Par L'Economiste | Edition N°:1168 Le 20/12/2001 | Partager

La Loi de Finances est source de débats et de critiques émanant de divers acteurs économiques; je citerai les réactions du CMC à travers son président et son directeur, la CGEM, le MEFT à travers la DPEG et la liste est longue.Toutefois, si je devais résumer les reproches faits à cette loi, je citerais:- L'absence d'innovation et de créativité;- L'absence de volontarisme;- Une rigueur budgétaire jugée excessive car ne correspondant à aucune réalité économique.- L'accent mis sur les équilibres macroéconomiques au détriment de tout autre aspect économique;Ensemble, ces détracteurs réclament que le cadre soit revu pour mieux coller à la réalité économique nationale.Pourquoi alors toutes ces critiques dont certaines sont formulées depuis belle lurette déjà (plus de déficit budgétaire chez Habib El Malki) n'ont-elles pas trouvé écho auprès de l'argentier du Royaume? Serait-ce parce que toutes ces personnes ont tort? Serait-ce l'absence d'opposition politique capable de mettre à défaut ledit projet? Des gens capables de provoquer un débat constructif là où le sort du projet est décidé ( je pense au Parlement) en s'attaquant à ce qui semble être irréalisable ou à tout manquement de la part de la partie gouvernante pour prendre en compte les intérêts de tels ou tels groupements d'agents économiques?Serait-ce le manque de compétences au niveau de l'administration qui ferait que nos fonctionnaires ne savent que reconduire les tendances passées et présentes? Serait-ce que ces mêmes fonctionnaires de par leur incompétence ou leur intérêt personnel ou politique (le soutien passif au gouvernement) n'osent pas se découvrir et jouent la prudence au détriment de l'innovation?Serait-ce encore nos politiques qui ne maîtrisent pas le sujet, confie ce cadre à des fonctionnaires qui sont là depuis plusieurs décennies? Il se dit que l'Administration des Finances ne prévoit de changer les documents de présentation que lorsque le Parlement aura assez de compétences pour les comprendre. Doit-on alors procéder au changement par honnêteté envers le citoyen ou maintenir le statu quo pour faciliter le vote au Parlement, moyennant quelques petites concessions aux parlementaires sur leur salaire, leurs indemnités ou leur retraite?Serait-ce encore par complaisance envers les organisations mondiales de la finance et notamment le FMI dont le Plan d'Ajustement Structurel a permis au Maroc de restructurer sa société en creusant un écart monstre entre riches et pauvres à l'image de ce que l'on peut voir dans les pays industrialisés à la différence près qu'être au plus bas de l'échelle dans ces pays (SDF ou équivalent) correspond au citoyen moyen marocain? Ainsi, certains commis de l'Etat perçoivent 20, 30, 40, 50 fois et plus le SMIG, seul revenu de la classe ouvrière mais aussi de beaucoup de fonctionnaires, et on est en droit de se demander quelle est la valeur ajoutée de ces commis?Ou serait-ce tout simplement la faute au climat, comme disait l'autre : notre ennemi du XXIème siècle est l'anticyclone qui s'érige en barrière entre le Maroc et sa pluie? Serait-ce la faute aux chiffres, oui aux chiffres qui ne sont jamais au rendez-vous (les bons pas les mauvais)?Tout cela paraît ridicule et inconcevable dans les couloirs des ministères, dans l'enceinte du Parlement, sur notre petit écran et sur les colonnes de nos journaux sauf pour l'homme de la rue qui est prêt à croire en tout ça, tellement sa situation va de Charybde en Scylla, de pauvre à misérable, de digne à mendiant, d'être humain civilisé à une bête en horde, d'ambitieux à désespéré… La liste est longue, trop longue pour que l'on tolère de continuer dans cette voie.On envoie nos enfants, nos frères et soeurs à la mer et on s'étonne. Organisera-t-on une journée pour mettre fin à ce drame? La journée de la prévention routière devrait être rebaptisée “journée de la prévention” et regrouper route, mer, drogue, drames sociaux et tout ce qui provoque une mort faisant suite à un désespoir, y compris la Loi de Finances.Mais honnêtement (et là je m'adresse à ces messieurs qui tiennent la scène publique à travers les débats, l'écran, les journaux…), le projet de loi de Finances à travers son cadre macroéconomique et ses propositions valait-il la peine d'être débattu avec ferveur en dehors de considérations purement politico-politiciennes ou partisanes. A l'exception de quelques modifications ici et là au niveau du texte, les chiffres sont pratiquement des reconductions de tendances.J'ai retenu deux raisons.D'abord, première raison, l'absence d'approche économique dans l'élaboration du projet. En effet, ce dernier commence par la préservation des équilibres et se termine par l'insertion de mesures d'accompagnement ici et là, aucunement liées aux chiffres. Ainsi, la lecture des chiffres ne permet pas de décrypter le message politique. C'est seulement à la lecture des mesures accompagnant le projet de loi que l'on comprend l'orientation politique.Deuxième raison, notre système d'information nationale est en panne. En effet, tout l'appareil statistique actuel date des années 70 et n'a pas suivi l'évolution de la connaissance: Les indicateurs macroéconomiques sont des agrégats de politique économique à long terme, en vogue il y a trente ans. Ils suffisaient pour connaître la santé du pays puisque l'avenir était déterminé par un choix politique plus qu'économique: l'économie était la conséquence d'un choix politique. Aujourd'hui, c'est la réalité économique qui détermine le choix des mesures. Cette réalité est mesurée mensuellement, voire quotidiennement à travers des indicateurs tels que le taux de chômage, la consommation des ménages, la confiance des entrepreneurs… La richesse de l'information et la rapidité d'accès à l'information ont permis à ceux qui détiennent ce savoir de ne plus se contenter de dresser des bilans de leur choix politique ou économique, mais d'être réactifs à tout dérapage. L'absence de données à court et moyen termes est la conséquence directe du retard cumulé pendant des décennies, ce qui arrange tous ceux qui doivent en parler. Il est encore temps de dresser un tableau des besoins en information et d'oeuvrer de toutes nos forces pour construire des bases de données en mesure de nous faciliter la vie et de nous sortir de l'ignorance. Pour cela, il faut une prise de conscience de la part de tous les agents économiques de la nation, y compris BAM qui continue à reproduire dans son rapport annuel les équilibres émanant de différents départements ministériels avec toute l'incohérence qu'on leur connaît. Le pays a donc besoin de moderniser son appareil statistique pour mieux apprécier son économie et non de personnes qui montent au créneau pour spéculer sur l'avenir du pays. (1) Le Dr Bennani a été fonctionnaire au ministère des Finances et est maintenant cadre dans le privé. Il s'exprime naturellement à titre strictement personnel.

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